Paulin et Desalle trouveront-ilsla solution pour contrer l’Italien ?

MOTOCROSSMAGGIORA Pas toujours facile d’établir un calendrier complet de championnat du monde, surtout en raison des conditions financières imposées aux organisateurs par le promoteur. Ne vous étonnez donc pas que pour pallier certaines défections (notamment espagnole, une première depuis des décennies), les rois du motocross se trouvent obligés de retourner dans un pays déjà visité. Après Arco di Trento en début de saison, repassage au-delà des Alpes, dans la patrie d’Antonio Cairoli qui voit plus que jamais la vie en couleurs. Celles de l’arc-en-ciel, bien entendu.

Alors qu’on aborde la 9e épreuve du Mondial, le tenant du titre évoluera à nouveau devant ses supporters. Un avantage d’autant plus évident que l’Italien a pu constater, lors de cette première partie de saison, que seuls le Français Gautier Paulin et Clément Desalle sont capables de lui mettre des bâtons dans les roues. Le tenant du titre ne doit donc calquer ses courses que sur ses deux adversaires puisqu’aucun autre membre du peloton MX1 n’arrive à sa cheville ! Et encore, tant Paulin que Desalle n’ont jamais réussi qu’un tant soit peu à le déstabiliser. Des batailles, c’est quasiment toujours le pilote KTM qui s’en sort gagnant au point de pouvoir, aujourd’hui, viser une soixantième victoire en Grand Prix.

Dimanche à Maggiora, Cairoli aura non seulement l’avantage du public mais aussi celui de posséder une confortable avance sur ses rivaux directs : 56 sur Paulin, 68 sur Desalle et déjà 100, soit l’équivalent de deux Grands Prix complet, sur Ken De Dycker ! Comme l’an passé, même s’il laisse filer un GP, il conservera la tête de la hiérarchie. Néanmoins, Desalle et Paulin pourraient avoir l’avantage du terrain. En effet, le tracé aux portes de Milan est un circuit à l’ancienne, fait de difficultés naturelles figées aux flancs d’une forte colline, ce qu’apprécie notre compatriote. L’occasion rêvée de faire douter le maestro. Un terrain où l’on attend le réveil de Strijbos, désormais talonné par l’Anglais Searle, et la confirmation de la belle sortie française de Jérémy Van Horebeek qui, pour l’heure, tient sa place dans le Top 10.

Philippe Borguet