La jeune brasserie s’attaque au marché de la grande exportation

PORTRAIT PÉRUWELZ En ce début d’année, la brasserie Caulier, à Péruwelz, n’entend pas se reposer sur ses lauriers. L’exportation constituera, en 2012, la priorité des priorités au sein de cette florissante entreprise qui produit principalement la Bon – Secours blonde, brune et ambrée.

Environ 5.000 hectolitres de bière à haute fermentation, non filtrée ni pasteurisée, sortent annuellement des cuves de la brasserie péruwelzienne qui emploie une dizaine de personnes. Son patron, Roger Caulier, n’est pas peu fier d’avoir pu concrétiser un vieux rêve, celui de fabriquer ses propres bières voici une dizaine d’années.

“Je ne regrette pas d’avoir abandonné le négoce des boissons pour me lancer dans cette passionnante aventure brassicole”. Son savoir-faire lui a déjà valu des récompenses bien au-delà de nos frontières. En 2006, la Bon-Secours a obtenu une médaille d’or aux Etats-Unis.

Ce trophée a permis à la brasserie d’asseoir définitivement sa réputation en Belgique et à l’étranger. “Pour s’attaquer au marché international, il est primordial d’avoir une carte de visite ainsi que des produits novateurs. L’encadrement professionnel de l’agence wallonne à l’exportation et aux investissements nous est très précieux.”.

En matière d’originalité, la maison Caulier a frappé très fort en commercialisant la Paix – Dieu, une bière d’abbaye qui n’est brassée que les soirs de pleine lune. Son patron n’est pas le seul à croire que les astres influent sur notre comportement, les marées et la genèse d’une bonne bière.

“Le phénomène lunaire active le processus de fermentation, ce qui confère à la bière nettement plus de corps et de longueur en bouche”. Avec la Paix-Dieu, fruit d’un appel d’offres qu’a remporté la brasserie Caulier auprès de l’institut du patrimoine wallon, notre interlocuteur a décroché la lune et pourrait bientôt connaître un succès planétaire.

“Nous venons d’envoyer un container entier aux States. La Chine et le Japon se montrent également fort intéressés.” A l’heure où la bière se mondialise, la brasserie Caulier convoite de nouveaux marchés. “Outre l’Ukraine et le Vietnam, nous sommes sur le point de décrocher un contrat avec une société israélienne employant 4000 personnes”.

Chez Caulier, on a bien compris que pour séduire l’importateur situé à l’autre bout du globe, il fallait se montrer audacieux. De nouveaux projets placés sous le signe de la nouveauté et de la diversité seront décapsulés dans les mois à venir.

Bruno Deheneffe

Roger Caulier a concrétisé un rêve en se lançant dans l’aventure brassicole. Deheneffe