Le droit de vote

n'est pas à l'agenda

du gouvernement

BRUXELLES Les réformes de la Justice ne figurent pas au nombre des 21 points prioritaires du gouvernement. Mais c'est simplement parce qu'on s'est centré sur le socio-économique, corrige d'emblée le Premier ministre. On va bien entendu continuer à travailler là-dessus aussi.

Avec des mesures prochaines pour résorber l'arriéré judiciaire à Bruxelles?

Les changements structurels sont arrêtés pour faciliter la nomination de juges et de magistrats et améliorer leurs conditions de travail. Les projets de loi sont au Parlement. Il faut maintenant qu'il les approuve.

Et sur le projet d'amnistie des repentis, avez-vous bon espoir d'un déblocage prochain?

On analyse en ce moment l'avis rendu par les procureurs du Roi. Sur cette base, on va voir s'il faut prendre une initiative et, si oui, comment le faire.

Et le droit de vote des non-Européens, sera-t-il accordé avant les élections législatives de juin 2003?

Cela ne figure pas dans l'accord gouvernemental. C'est une question dont débattent les groupes politiques au Parlement.

Laisser du temps au VLD, qui bloque le dossier, ou régionaliser la question servira-t-il à quelque chose?

C'est aux partis politiques de mener une discussion de fond entre eux pour envisager la meilleure solution. En tout cas, ce n'est pas dans l'accord du gouvernement. Le Premier ministre est le garant de cet accord. C'est ma préoccupation prioritaire.