Une paix sociale a été conclue, en juin, entre le ministre et les pompiers. Juste pour deux dossiers

BRUXELLES La semaine dernière, Eric Labourdette, le président de la section SLFP des pompiers, a écrit une lettre à l'actuel fonctionnaire dirigeant du Service d'incendie et d'aide médicale urgente Francis Boileau. Eric Labourdette est passablement excédé par les nombreuses promesses qui ont été faites aux pompiers et qui ne sont pas tenues.

"En juin dernier, j'ai conclu une paix sociale - dont je suis un fervent partisan - mais seulement dans les dossiers concernant le cadre et le congé préalable à la pension ", explique Eric Labourdette. Dans sa lettre, il ajoute que "cela ne signifie pas pour autant que nous tolérerons que nos revendications légales soient bafouées ou abandonnées dans les oubliettes". Et il menace dans la foulée, "nous n'hésiterons pas à vous exaspérer de nouveau et par tous les moyens légaux à notre disposition".

"Vous m'exaspérer !" telle est, en fait, la réponse que le permanent libéral a reçue lorsqu'il a demandé de régler les problèmes administratifs de cinq membres du personnel. "Je ne peux l'accepter, tonne Eric Labourdette. Je rappelle que si les syndicats exaspèrent la direction, c'est à cause d'une inertie dont elle fait preuve devant des dossiers en suspens depuis des mois, voire des années. Inertie qui nous énerve passablement !"

Et le pompier de citer les dossiers des promotions (sergent, adjudants, sous-lieutenants), de la vacance des places de majors, ou encore celui de la mise en conformité de la cuisine de l'État-major - "une véritable honte pour un corps de pompiers". Eric Labourdette cite aussi le nettoyage des polos, effectués par les pompiers, alors que cela devrait être fait à la caserne. Il parle aussi des procédures disciplinaires ou de parking.

Tous des points remis régulièrement en comité de concertation, certains depuis bientôt quatre ans, mais pour lesquels, on ne trouve aucune solution.

Mateusz Kukulka