VENDEURS DE SOUVENIRS Tôt le matin, ils s’assurent que leur boutique est parfaitement rangée. Tard le soir, ils réassortissent les rayons. Durant la journée, ils chantent, ils dansent, ils crient avec un large sourire pour attirer le regard des 40.000 clients potentiels. Eux, ce sont les vendeurs. Ils peuvent déambuler dans la rue avec des balles et autres gadgets. Ils sont aussi cachés derrière une boutique avec un comptoir ou sans fermeture. Bref, tout est organisé pour que le client dépense. Alicia (19 ans), Benoît (20 ans), Matthieu (20 ans), Charlotte (22 ans) et Florianne (22 ans) ont tous arrangé leur année d’étude pour être disponible durant au moins 15 jours à RG. En école de commerce, le job est perçu comme un stage. Situé en face du court Philippe Chatrie, il n’y en a pas un qui puisse s’asseoir entre 9h et 22h. Aucun ne s’en plaint. “Le cadre, l’ambiance, le job, la nourriture, tout est génial”, s’exclament-ils en chœur sans hypocrisie. Roland mise sur la bonne humeur de ses équipes pour dynamiser les ventes. Le message est bien passé. “En plus, on est bien payé. On vend surtout les balles et les porte-clefs. Notre but reste de séduire les gens pour leur vendre des souvenirs et faire de leur passage à Roland Garros une magnifique journée.” Avant d’en arriver derrière leur comptoir, ils ont passé des tests d’aptitude reposant sur leur motivation, leurs expériences et la capacité de savoir se vendre.