Grouwels, mise en demeure par De Decker. La fin du danger quotidien du terminus du tram, au rond-point Churchill ?

MOBILITÉ UCCLE Le rond-point Churchill, encore et encore. Jeudi, Thibauld Wyngaard a interpellé le collège sur cette délicate rupture de charge. Pour la 6e fois ! Parce que la réaction de la Stib en est toujours au point mort.

“En avril 2011”, se souvient le cosecrétaire de la section Ecolo d’Uccle, “le conseil communal s’était montré unanime : le terminus, de moins en moins provisoire, des trams 3 et 7, s’avère très dangereux.” Or, en dépit d’un combat de longue haleine, l’entité ne voit rien venir. En pratique, elle mettait cependant la Région en demeure d’adopter un règlement de circulation complémentaire visant à mettre fin à l’embarquement-débarquement des usagers au beau milieu du carrefour.

Rappelons que ce terminus était lié à de lourds travaux avenue Albert – une troisième voie avenue Churchill, le retrait d’une série d’arbres, des trottoirs rétrécis, etc. Des travaux dont personne n’a encore vu la couleur et auxquels tous les riverains se sont opposés, à commencer par Thibauld Wyngaard, lui-même : “Ce n’est pas une solution !”, certifie ce grand défenseur du transport public.

“Le plus simple consisterait à en revenir à une fusion des lignes 7 (Heysel-Vanderkindere) et 3 (Churchill-Esplanade) avec un terminus gare du Nord.” Le jeune politicien ne l’ignore pas : cette option n’excite pas des masses la Stib qui saucissonne ses lignes pour des raisons de ponctualité.

Qu’importe, pour les Ucclois ! “Nous sommes opposés à la chose depuis le début, il y a trois ans sûrement”, complète Armand De Decker (MR).

D’ailleurs, le maïeur a convié et Alain Flausch et Brigitte Grouwels (CD&V) sur le site. Il y a douze mois. Sans suite : “Depuis quelques mois, je leur adresse un rappel chaque mois”, assure le bourgmestre. Puisque la ministre de la Mobilité avait partagé le point de vue communal mais que, dans les faits, rien ne change…

Le 27 février, le Premier Ucclois a envoyé une ultime mise en demeure. À Charles Picqué (PS, ministre-président de la Région) en personne. La substance du courrier ? “Si la Région n’assume pas ses responsabilités, la commune peut se substituer à elle. Ce qu’elle fera au terme d’un dernier délai d’un mois”, tranche Armand De Decker.

En pratique, le règlement serait voté au conseil, fin avril. Juridiquement parlant, ce serait une première. À moins que, la Stib n’adopte quelques mesures. “Complexe mais en discussion!”, jure-t-on au cabinet Grouwels.

Guy Bernard