Le gouvernement wallon, après avoir appris l’inculpation de José Happart pour faux en écriture et corruption, ne l’appelle pas à faire un pas de côté, considérant que la présomption d’innocence domine. “Pour le ministre en charge de la Politique aéroportuaire, il appartient dès lors au président de la Société de gestion de l’aéroport de Bierset (SAB) d’évaluer personnellement si cette inculpation affecte l’exercice de sa fonction et de prendre les mesures adéquates au regard de ses conclusions”, a-t-on appris par voie de communiqué.

Si le dossier va jusqu’au tribunal correctionnel et que la prévention de corruption s’y retrouve, José Happart risque gros. L’article 245 prévoit “que toute personne exerçant une fonction publique, qui, soit directement, soit par interposition de personnes ou par actes simulés, aura pris ou reçu quelque intérêt que ce soit dans les actes, adjudications, entreprises ou régies dont elle avait, au temps de l’acte, en tout ou en partie, l’administration ou la surveillance, ou qui, ayant mission d’ordonnancer le paiement ou de faire la liquidation d’une affaire, y aura pris un intérêt quelconque, sera punie d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende”.

Les peines peuvent également être assorties de l’interdiction du droit de remplir des fonctions, emplois ou offices publics.

A. Vbb.