Les États-Unis annoncent une “assistance militaire directe” aux rebelles syriens

VIOLENCESYRIE Nouvelle étape dans la guerre syrienne ! Depuis ce vendredi, les États-Unis ont en effet clairement accusé le régime syrien d’avoir eu recours aux armes chimiques, dont du gaz sarin, “à échelle réduite” contre les rebelles, en faisant état de “100 à 150 morts”.

“Le président a augmenté l’étendue de l’aide non létale à l’opposition civile et autorisé l’augmentation de notre aide” à la direction des opérations militaires rebelles, a expliqué un conseiller du président Barack Obama.

Une autre source a précisé que Washington enverrait des armes aux rebelles.

L’opposition syrienne a salué cette décision américaine. La France, de son côté, a estimé “peu probable” que le Conseil de sécurité de l’Onu donne son feu vert à une éventuelle zone d’exclusion aérienne, en raison du soutien de la Russie et de la Chine à Bachar el-Assad.

Les déclarations américaines sont intervenues moins de 10 jours après que la France était parvenue aux mêmes conclusions sur l’utilisation d’armes chimiques.

Ces nouvelles accusations n’ont pas tardé à être démenties par Damas. La Maison-Blanche “a fait publier un communiqué truffé de mensonges sur le recours aux armes chimiques en Syrie, en se basant sur des informations fabriquées” pour faire porter la responsabilité au gouvernement, a déclaré un responsable des Affaires étrangères syriennes.

Le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov, qui a rejeté les accusations américaines sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Damas, a aussi estimé que cette aide compliquerait les efforts de paix, alors que Washington et Moscou tentent à grand-peine de réunir une conférence internationale à Genève. Moscou ne souhaite “pas encore” répliquer à l’initiative américaine en livrant des missiles sol-air S-300 au gouvernement syrien, a-t-il ajouté.

Des responsables américains ont annoncé que Barack Obama profiterait du sommet du G8 qui aura lieu lundi et mardi en Irlande du Nord pour tenter de convaincre Vladimir Poutine de soutenir franchement le départ du pouvoir de Bachar el-Assad.

H. Le.