Pour cinq députés PS, il faut revoir les conditions d’octroi des primes à l’emploi

POLITIQUEWALLONIE Aujourd’hui, le Parlement wallon prendra en considération une résolution de cinq députés PS (Bolland, Gahouchi, Collignon, Zrihen et Onkelinx) visant à remettre l’emploi au cœur des décrets d’expansion économique en Wallonie.

La résolution comprend trois propositions.

1Dans le cadre des primes à l’emploi (octroyées sous diverses conditions aux entreprises de toutes tailles), étendre à toutes les entreprises la condition d’atteindre des objectifs chiffrés de création d’emplois supplémentaires avant la libération de la partie de la prime liée à une condition d’emploi. Aujourd’hui, les grandes entreprises échappent à cette condition.

2Conditionner le versement de la dernière tranche de la prime à l’investissement à la création d’emplois supplémentaires par rapport au niveau d’emploi existant au moment de la décision d’octroi de la prime, tant pour les petites et moyennes entreprises que pour les grandes entreprises.

3Conditionner, dans le décret de protection de l’environnement et de l’utilisation durable de l’énergie, la libération de la prime à l’investissement à une clause de maintien de l’emploi minimum. “Aujourd’hui, ce décret ne prévoit aucune condition de ce type, ce que nous voudrions envisager”, explique le député PS Marc Bolland.

“Nous déposons cette résolution qui je le rappelle n’est pas un décret, il s’agit pour nous de faire bouger les attitudes et les comportements”, poursuit Marc Bolland.

Le député socialiste ne veut en aucun cas nier l’importance des entreprises.

Au contraire, il souhaite que ces dernières soient renforcées : “Nous devons aller vers un nouveau pacte social. On a besoin de l’entreprise. Nous ne voulons pas tuer la poule aux œufs d’or. Mais comme les ménages, elles souffrent de l’endettement des pouvoirs publics.”

Marc Bolland et ses cosignataires souhaitent que l’on change la manière de faire chez nous : “On agit sur les charges patronales et donc les travailleurs gagnent moins. Pour maintenir leur pouvoir d’achat, ils s’endettent. En licenciant, on augmente les dépenses publiques via le chômage, les CPAS etc.,... Il faut changer d’approche.”

S. Ta.