600 petits-déjeuners à base de produits du commerce équitable servis dimanche à Nivelles

NIVELLES L'an dernier, pour ces petits-déjeuners proposés par les Magasins du Monde Oxfam, les organisateurs avaient servi 550 repas. Hier vers 10 h 30, ils pensaient bien avoir dépassé ce record.

«Nous avons accueilli encore plus de monde, au moins 600 personnes, affirmait Evelyne Stinglembert. On voit que le principe du commerce équitable est de plus en plus connu. Nous bénéficions aussi d'une bonne campagne dans les médias du fait que l'action est nationale.»

C'est vrai que la grande salle des fêtes de l'institut de l'Enfant-Jésus était bondée et les odeurs de café, de jus de fruit et de pain frais titillaient sérieusement l'appétit des convives. De quoi les encourager à revenir acheter chez Oxfam les produits goûtéshier matin? C'est évidemment l'objectif de l'opération.

«Le plus difficile, c'est d'instaurer des habitudes, une continuité durant le reste de l'année, continue Evelyne Stinglembert. En général, les mois de novembre et de décembre sont plutôt bons chez Oxfam, à cause des ventes pour les fêtes. Globalement, on augmente aussi de 10% par année. Mais c'est vrai que quand on voit le monde ce matin, on se dit que ce ne serait pas mal que tous soient des clients ponctuels du Magasin. Et s'ils étaient réguliers, là, ce serait parfait!»

Du côté des convives, une bonne partie était venue en famille, s'installant avec d'autres sur les grandes tables, liant connaissance autour des stands de produits ou d'information sur les campagnes Oxfam.

«C'est vraiment très convivial, très agréable, confirmait ainsi Sixte de Caritat, en tendant un petit pain à un de ses fils. Je ne suis pas un client régulier des magasins Oxfam, je suis plutôt attiré par l'artisanat qu'ils proposent. Mais c'est l'occasion de goûter. Je me suis souvent dit pourquoi ne pas essayer certaines choses, le café par exemple. Il y a aussi des choses très bonnes comme ce choco qui vaut bien les marques connues. Et cela peut changer les habitudes des enfants qui, eux aussi, sont conditionnés par la publicité et la société de consommation.»

© La Dernière Heure 2004