Le Liégeois a animé l’étape wallonne, recevant le prix de la combativité

Il avait clairement annoncé dans nos colonnes qu’il attaquerait sur l’étape reine du Ster ZLM Toer et il a tenu parole, Sébastien Delfosse. Le Liégeois de Crélan-Euphony n’a pas manqué l’ouverture, avec une échappée partie dès le début, composée de neuf hommes.

Outre le Wallon, il y avait du beau monde, avec Adam Hansen, l’Australien de Lotto-Belisol vainqueur d’une étape du dernier Giro, le meilleur grimpeur de l’épreuve Martijn Keizer, Matteo Trentin, Nathan Haas, Christopher Juul Jensen, Huub Duijn, Mateusz Taciak et Daan Soete (lâché par la suite).

Une échappée matinale qui n’a jamais reçu le feu vert du peloton et de l’équipe Blanco de Lars Boom, qui a contrôlé les fuyards, ne leur laissant pas plus de quatre minutes d’avance. “D’un côté, je suis content, parce que j’avais prévu d’être dans l’attaque, j’ai tout fait pour être avec et j’ai réussi”, raconte celui qui a reçu le prix de la combativité. “Mais c’est dommage, car il y avait le Quick Step (Matteo Trentin, NdlR) qui était un peu trop près au classement général et il ne voulait pas nous laisser partir. C’est dommage, mais c’est la course.”

Alors qu’il se disait en moins bonne forme ces derniers jours, sa journée à l’avant l’a-t-il rassuré ? “J’ai quand même senti que j’étais un peu limite (il a cependant été un des derniers à faire de la résistance, sur les circuits locaux, avec Hansen et Trentin, NdlR) sur une étape qui faisait 2.500 mètres de dénivelé”, répond Sébastien Delfosse. “Mais ici, il n’y avait que 180 kilomètres. Au championnat de Belgique, il y en aura 40 en plus. Mais peut-être que cela ira, après un peu de repos dans la semaine.”

Avant de conclure : “J’ai quand même passé une belle journée à l’avant, sur des routes que je connais bien, sur laquelle j’avais de nombreux supporters qui m’encourageaient, tout en pouvant monter sur le podium pour recevoir mon prix de la combativité : c’est bien pour nos sponsors”.

J. Gil.