Le SECOP-ITSRE considère que de tels agissements n’apporteront rien aux transporteurs

TENSIONS Des transporteurs belges seraient prêts à “saboter” des camions immatriculés dans l’Europe de l’Est.

L’information divulguée par le journal Le Soir étonne certains transporteurs, d’autres comprennent même s’ils ne comptent pas adhérer à la démarche.

Les candidats-casseurs ne seraient qu’une petite minorité. Le SECOP-ITSRE (l’Interface pour le Transport et la Sécurité Routière en Europe) a condamné par le biais de son président Alain Durant ce genre d’agissements.

“Ils pourraient se traduire par des problèmes au niveau de la sécurité routière tant pour les chauffeurs de l’Est qui subissent aussi la situation que pour les autres usagers du réseau routier”, explique-t-il.

“Des solutions existent et nous travaillons sur celles-ci afin de résorber les problèmes engendrés par l’ouverture des frontières et l’arrivée massive des chauffeurs de l’Est sur le marché du transport en Europe de l’Ouest. Ce n’est pas en sabotant des camions que nous arriverons à nous faire entendre mais en faisant de bonnes propositions aux responsables politiques afin d’éviter l’exode de la main-d’œuvre vers des pays moins gourmands en matière fiscale”, poursuit-il.

Ce dernier s’oppose à toute forme de violence. Il ne croit cependant pas que de telles actions de casses puissent être menées.

“Notre expérience du secteur nous laisse penser que les déclarations faites aux journalistes quant au nombre d’individus formant ce groupe prêt à saboter des camions étrangers est un chiffre farfelu”, continue Alain Durant.

Reste que l’organisation syndicale craint que si les sociétés belges de transport ne trouvent pas des solutions aux prix cassés par les sociétés étrangères, elles risquent de perdre des marchés, voir être contrainte de fermer leurs portes.

A. Vbb.