Une surveillance depuis le commissariat

NIVELLES Cela fait un bout de temps qu'on en parle, et le conseil communal vient de donner son feu vert. Des caméras de surveillance seront bientôt installées dans le centre-ville. Deux phases sont prévues: d'abord un placement sur la Grand-Place, puis ensuite dans la rue de Namur. Comme l'a expliqué le bourgmestre Maurice Dehu lundi soir, on quadrillera ainsi les principaux secteurs où pour l'instant se posent quelques problèmes.

Les caméras seront reliées à un moniteur installé à l'accueil, dans le commissariat de police. Pas de surveillance en continu par des policiers qui ne feront que ça, donc, mais le planton qui est là en permanence pourra toujours jeter un coup d'oeil par intermittence, et des enregistrements seront conservés durant quelque temps. Quant au respect de la vie privée, le maïeur explique que le système prévoit un brouillage numérique si la caméra zoome vers l'intérieur des immeubles.

Pas de quoi convaincre l'opposition Ecolo, qui a expliqué qu'elle n'avait pas de tabous en matière de sécurité, mais qu'elle attendait toujours un débat sérieux sur la mise en fonction de caméras. Pour elle, c'est non: on n'assistera au mieux qu'à un déplacement de la délinquance, et tout cela devrait s'intégrer dans un plan global avec un volet préventif.

«Nous assistons depuis trois ans à des bris de vitrine, des dégradations, des incendies volontaires, du vandalisme, et tout cela se passe entre 1 h et 5 h du matin, a répondu le bourgmestre. A ces heures-là, le service prévention n'est pas sur le terrain. Et il n'y a que deux patrouilles pour toute la zone de police. Il faut faire quelque chose si on ne fait rien, vous critiquez aussi et nous avons fait ce choix d'installer des caméras. Depuis le début, nous avons le soutien du chef de zone.»

© La Dernière Heure 2004