Le chlore deviendrait-il l’ennemi numéro un des baigneurs ?

SANTÉNAMUR La Wallonie et ses piscines. Voilà typiquement un dossier qui aura souffert durant de trop nombreuses années d’un désintérêt de la part des pouvoirs publics. Une tendance qui s’inverse quelque peu ces dernières années. Mais l’ampleur de la tâche est colossale !

Jeudi, le gouvernement wallon s’est penché sur un aspect important de la question, la santé et la protection de l’environnement.

Au travers de nouvelles dispositions, le gouvernement précise et clarifie la possibilité d’utiliser différents moyens de désinfection de l’eau et, par ce biais, favorise un recours accru aux alternatives au chlore dans la ligne des recommandations récentes en matière de santé publique. “Dans le cadre de la lutte contre la légionellose, les contrôles de prévention sont renforcés pour l’ensemble des établissements. Ceux-ci devront réaliser un plan de gestion et un plan d’intervention. Les interventions autrefois basées sur un seuil maximal toléré se déclinent désormais en seuils de vigilance, d’intervention et de fermeture obligatoire. En cas de dépassement d’un des seuils, des mesures de contrôle strictes sont enclenchées”, explique Philippe Henry, ministre wallon en charge notamment de l’Environnement.

En ce qui concerne les produits issus de la dégradation du chlore dans l’air (les trichloramines), les mesures visant à leur dispersion et leur diminution sont également renforcées. En cas de dépassement des trichloramines dans l’air, des mesures doivent être prises et celles-ci peuvent aller jusqu’à la fermeture de la piscine.

Les établissements sont invités à réduire les trichloramines par divers moyens à leur disposition et passant par une meilleure oxygénation. “Enfin, il est demandé le strict respect de normes de rejet des eaux usées notamment pour le chlore. Cette nouvelle réglementation qui représente un réel pas en avant autant sur le plan environnemental que de santé publique sera opérationnelle à l’automne prochain” , conclut le ministre.

S. Ta.