Romuald Averna

et le Wallonia viennent

de signer un brillant

dix sur douze

WALHAIN Dix sur douze: c'est le bilan actuel de Walhain depuis quatre matches. Malheureusement, ce n'est pas suffisant pour décoller au classement.

«Peut-être pas encore mais il était important de prendre ces unités, répond Romuald Averna. Nous n'avons plus le droit à l'erreur et cette victoire à Montegnée était impérative pour continuer à remonter au classement.»

Le verdict de Montegnée va booster le Wallonia à plusieurs niveaux: non seulement, il a marqué quatre buts, ce qui n'était plus arrivé depuis belle lurette, mais en plus, il n'a pas encaissé non plus.

«Il fallait remonter à notre déplacement de l'an dernier à Namur pour retrouver pareille performance, continue l'attaquant des Boscailles. Qu'est-ce qui a changé? Je pense que le décès de Grégory (NdlR: De Vuyst) a décuplé notre motivation. Il y a ainsi une plus grande solidarité entre les joueurs mais la grande différence, c'est que les jeunes du groupe ont pris de la bouteille au fil des mois, la confiance s'est installée vu que, cette saison, tout le monde peut battre tout le monde dans cette série un peu folle.»

Les résultats d'aujourd'hui donnent donc raison à René Hidalgo qui, au plus profond de la tourmente, n'a jamais cessé de croire en son groupe: «C'est une saison difficile mais si nous parvenons à nous sauver, je suis intimement convaincu que Walhain retrouvera, dès l'an prochain, une force qui lui permettra de rejouer là où il avait l'habitude de le faire auparavant: aux premières places.»

À Montegnée, Walhain a pu compter sur un Charles Couchie des grands jours: «Notre gardien a signé des arrêts déterminants à des moments cruciaux. À 0-1 notamment, juste avant que l'on ne double les chiffres. À la reprise aussi, nous avons été bousculés pendant un quart d'heure mais il était encore là. Une fois que le numéro 3 était rentré, le match était fini d'autant que leur gardien fut exclu peu après.»

Pour Romuald Averna, la victoire avait une saveur particulière: «C'est toujours gratifiant de gagner dans son ancien club. Comme à l'aller (NdlR: 2-1), j'ai gagné mon petit derby à moi. Marqué un but? Peu importe qui score, c'est l'équipe qui compte. Mais c'est vrai que cela fait toujours du bien après tant de semaines où Greg et moi avons été montrés du doigt. Dans ce genre de situation, ce sont toujours les attaquants qui sont critiqués. J'ai, heureusement, toujours su faire la part des choses, même si la confiance s'est logiquement étiolée à cause des critiques.»

© Les Sports 2006