“Ce n’est pas parce que la prostitution masculine est discrète, qu’elle n’existe pas”

PROSTITUTIONBRUXELLES À quelques pas du palais royal se trouve le parc royal, où avait l’habitude de se “promener” l’ambassadeur américan basé en Belgique. Et, dans le parc royal, un espace à l’abri des regards où se déroulent de bien particulières rencontres.

Il s’agit d’un de ces endroits de la capitale qui est le théâtre d’un commerce sexuel, relativement peu connu du grand public : la prostitution masculine.

Dans ces lieux se rencontrent, de manière fortuite ou concertée, des hommes qui vendent leur corps. L’endroit est jonché de preuves qui laissent facilement deviner ce qui s’y passe, quand ce n’est pas un homme qui vient explicitement vous le faire comprendre.

Si les pouvoirs publics ne se saisissent réellement de la question qu’en cas de plainte des riverains ou de réels troubles à l’ordre public – c’était le cas près de l’hôpital Érasme à Anderlecht –, les solutions apportées le sont principalement dans le but de limiter les nuisances.

L’ASBL Alias s’est saisie de la question et va à la rencontre des personnes qui ont “une activité dans le milieu de la prostitution masculine”.

La coordinatrice de l’ASBL, Françoise Bocken, et ses deux membres actuels se rendent deux soirées par semaine auprès de ces personnes, mettant à leur disposition des kits sexuels, mais pas seulement. Ils offrent également un suivi et un accompagnement psycho-médico-social à ces personnes qui sont souvent dans de complexes situations.

Edouard Strebler (ST.)