La fermeture des antennes de la télévision publique brouille toutes les cartes

MÉDIAGRÈCE Comment le Premier ministre grec, Antonis Samaras, pourra-t-il gérer les lendemains de la fermeture des antennes de la télévision publique ? Faire marche arrière serait un désaveu mondial, garder le cap pourrait causer la chute de son gouvernement ! Que faire dès lors ?

Le chef du gouvernement, qui devait faire face vendredi à une journée de grève générale, a tenté la politique des petits pas, non sans avoir traité d’“hypocrites” ceux qui ont pris fait et cause pour l’audiovisuel public. Il a ainsi invité ses deux partenaires de coalition – les socialistes du Pasok et la Gauche démocratique –, hostiles à cette fermeture, à discuter en début de semaine prochaine.

La décision de fermer l’ERT, motivée officiellement par un souci d’austérité budgétaire, a ravivé la tension dans un pays qui semblait enfin émerger quelque peu de la crise politique.

Certains membres du parti conservateur de Samaras ont laissé entendre qu’il serait ouvert à la discussion et qu’un compromis est possible… mais sans revenir sur la décision de fermeture et la naissance d’une nouvelle structure. Un message qui ne passe pas auprès de la nouvelle gauche et des socialistes, membres de la coalition gouvernementale. L’écran noir serait donc synonyme de retour aux urnes et d’une probable nouvelle crise politique majeure.