fraude sociale

Le SNI ne veut pas de dénonciation anonyme

“Il faut bien évidemment s’attaquer à la fraude sociale mais une ligne de délation anonyme n’est pas le meilleur moyen”, estime mercredi Christine Mattheeuws, présidente du Syndicat neutre pour indépendants (SNI), qui a réagi à l’annonce de la création d’un point de contact par le Service d’information et de recherche sociale (Sirs) pour dénoncer la fraude sociale (travail au noir, fraudes au domicile, au chômage, etc.). “Des lignes de délation font penser à la guerre, à l’espionnage ou aux conflits”, explique Christine Mattheeuws. “Des voisins, ex-salariés ou concurrents jaloux auront ainsi la possibilité de signaler, en tout anonymat, certaines pratiques, mais, dans le même temps, les grands dossiers de fraude sociale risquent de passer inaperçus.”