Dernier Stûuut de la saison pour Marc Herman. Ca sent le very bad trip avec Raoul…

Marc Herman . dimanche 20.20

  À l’heure où tout le monde pense aux vacances, Marc Herman choisit de faire un périple en rallye touristique en Belgique, avec Raoul et son frère. Le Stût-tuut promet une bonne tranche de rire.

Est-ce qu’on va évoquer l’affaire Walibi dans le Stût-tuut ?

“Pas des dernières nouveautés (le spectacle a été enregistré, il y a 10 jours, NdlR), mais on parlera de Walibi. Je ne pouvais pas savoir qu’il y allait avoir toute cette polémique un peu ridicule autour de Speedy Pass. Mais ça aurait pu faire un bon sketch...”

Qu’est-ce qui vous inspire pour l’écriture d’un spectacle ?

“Tout et rien ! Je n’ai pas d’inspiration particulière, si ce n’est que parfois je trouve un titre amusant et je pars là-dessus (comme le Stût-tuut). Je démarre sur des anecdotes, des histoires drôles ou des stûuut qu’on m’envoie.”

Le public écrit vos sketches ?

“J’ai une quinzaine de correspondants e-mail qui m’envoient spontanément, et pour certains tous les jours, de la matière pour les spectacles. Je me plaîs ensuite à les réécrire.”

C’est plus difficile que d’écrire un spectacle directement lié à l’actu ?

“Je ne me suis jamais vraiment raccroché à l’actualité dans mes spectacles, et certainement pas à la politique. J’ai toujours fait des choses intemporelles. Même avant les Stûuut, je proposais des sketches avec des personnages très typés, que je pourrais ressortir aujour- d’hui. Par exemple, le sketch du speaker qui m’a fait gagner le Festival de Rochefort, il y a 32 ans, je le rejoue encore à la demande, et il n’a pas pris une ride.”

Il y a aussi le personnage de Raoul qui vous colle à la peau…

“Les gens l’adorent. Je crois qu’on a tous un Raoul dans son entourage. Une personne de qui on se moque alors que quelque part, on se moque un peu de soi-même aussi puisqu’on est peut-être le Raoul d’un autre.”

Il existe vraiment dans votre famille ?

“Je n’ai pas de beau-frère ! (rires) Ça serait gênant, d’ailleurs ! J’ai trois frères et mon épouse est fille unique.”

Un humour belge très typé s’exporte facilement en France ?

“L’humour belge proprement dit, oui. Je l’ai fait pendant des années notamment dans La Classe sur FR3, avec des sketches que j’écrivais au fur et à mesure pour l’émission. Ça marchait au-delà de mes pronostics. Pour faire partie de la troupe, j’avais montré une cassette, avec tous mes accents. Ils ont adoré l’accent du Brabant wallon où je roule très fort les R. Je présente le sketch et Fabrice est écroulé de rire. Juste après, ils m’ont félicité pour mon accent berrichon !”

Interview >PBS