La mobilisation des travailleurs a été à la hauteur de l’attente de syndicats

FAIT DU JOURBRUXELLES Ils sont venus par milliers, des quatre coins de la Belgique, pour défiler dans les rues de Bruxelles.

Une réponse forte à l’appel des syndicats FGTB et CSC – la CGSLB avait jugé l’action prématurée – et pour exiger du gouvernement des solutions satisfaisantes.

Les syndicats ont des revendications différentes mais des inquiétudes communes. La FGTB est venue manifester contre le blocage des salaires pendant six ans. La CSC était là pour réclamer un statut unique pour les ouvriers et les employés.

La mobilisation a été moins conséquente que celle du 21 février dernier, qui avait rassemblé jusqu’à 40.000 manifestants, mais a été néanmoins à la hauteur des attentes des deux syndicats : 25.000 personnes selon la police et 35.000 selon eux-mêmes.

Depuis le boulevard Albert II, la FGTB en tête du cortège a sonné le départ de la manifestation peu après 13 h par des détonations qui se sont fait entendre tout au long du parcours.

La CSC lui a emboîté le pas, banderoles déployées et sifflets verts en bouche d’une façon tout autant bruyante.

Maria-Christina, qui n’en est pas à sa première manifestation, confie sa lassitude : “La taxe sur la dotation royale a été acceptée du jour au lendemain. Nous, nous avons le même type de revendications récurrentes depuis des années et rien n’est fait !”

Arrivés vers 13 h au parvis de l’Europe, et depuis un podium installé pour l’occasion, les secrétaires fédéraux de la FGTB et de la CSC ont lancé de lourdes charges contre les politiques d’austérité menées par le gouvernement fédéral et l’Europe. “L’austérité n’est pas une solution, elle est le problème !”, a déclaré Claude Rollin, secrétaire fédéral de la CSC.

La Fédération des entreprises de Belgique a de son côté déploré cette manifestation et a affirmé que les syndicats “tablent sur les extrêmes et compliquent leur compromis”.

Une mobilisation conséquente que les syndicats présents ont considérée comme “un signal positif”, alors que syndicats, employeurs et gouvernement se réunissent aujourd’hui au sein du groupe des 10 pour préparer un compromis.

Erwin de Deyn, président du Setca, avait déjà annoncé hier que “de nouvelles manifestations sont possibles si les propositions ne sont pas satisfaisantes”.

Enfin, comme prévu, le trafic des Tec a été fortement perturbé hier en Wallonie.

E. St.