Olivier Vandersleyen évoque les verreries de Fauquez via un documentaire réalisé pour les journées du Patrimoine

“Ce qui m’a motivé ? C’est de récolter les témoignages de gens, qui, bientôt ne seront peut-être plus là , confie le réalisateur Olivier Vandersleyen. Je suis interpellé par l’importance et la singularité du passé glorieux du site des Verreries de Fauquez, l’abandon et la démolition des usines et la dégradation préoccupante des quelques vestiges. Mon objectif, via ce film, c’est que l’on prenne conscience des trésors qui sont encore présents sur place, afin de les sauvegarder.”

Après l’avant-première destinée aux personnes ayant participé au film, vendredi, le documentaire. Bien travailler, bien s’amuser, l’utopie selon Arthur Brancart sera projeté à la Chapelle de Verre, ces samedi et dimanche de 10 h à 18 h, à l’occasion des Journées du Patrimoine consacrées aux grands hommes de Wallonie.

Le documentaire emmène les spectateurs dans le monde d’Arthur Brancart, l’homme qui a créé les verreries de Fauquez, qui a inventé la marbrite et qui a aussi contribué au développement de tout un village autour de l’usine, dès 1915.

Aux commandes de ce documentaire : Olivier Vandersleyen un habitant d’Hoeilaart qui a consacré deux mois et demi à cette production propre. Cette fois, le réalisateur a suivi les derniers morceaux de marbrite encore visibles dans deux anciennes maisons, mais aussi les souvenirs de Lucien Brancart, le dernier maître verrier qui a dû fermer l’usine en 1972.

Lucien Brancart qu’Olivier Vandersleyen a emmené sur les vestiges de l’usine mais aussi d’anciens ouvriers et l’institutrice de l’époque retracent la vie à l’usine, la vision paternaliste du patron, l’immigration, la vie quotidienne des ouvriers,… avec une certaine nostalgie, parfois.

Laurence Dumonceau