La direction générale des établissements pénitentiaires planche sur un projet de prison pour 120 détenus “à hauts risques”

SÉCURITÉCINEY Un Alcatraz belge, en terre cinacienne ? Non, ce n’est pas de la politique-fiction. Le bruit court depuis deux semaines, alarmant les habitants.

Certes, il y avait bien dans les cartons un projet de centre de détention pour jeunes délinquants. Qui avait été en bonne partie enterré, pour des questions financières ainsi que d’incertitudes quant à l’agenda du transfert de certaines compétences – notamment la Protection de la jeunesse – de l’État fédéral vers les entités fédérées.

Mais ici, on parle bien de 120 détenus “à hauts risques”. De quoi interpeller les Cinaciens en général, ceux du village d’Achêne en particulier.

Voici deux semaines donc, la direction générale des établissements pénitentiaires présentait son rapport annuel avec une série de statistiques sur les taux d’occupation et de surpopulation.

L’occasion pour la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), de rappeler qu’un “masterplan prison” existe avec, par exemple, la prison de Marche-en-Famenne, qui devrait ouvrir en septembre prochain.

Certains ont appris qu’un projet de prison de haute sécurité était à l’étude. Et qu’un emplacement était désigné : Achêne, un site récupéré puisque la protection de la jeunesse a désormais quitté le giron fédéral. Comment la nouvelle est-elle perçue localement ?

Entre deux rendez-vous, le bourgmestre de Ciney, Jean-Marie Cheffert (MR), glisse : “Je n’ai pas de commentaire à faire à ce propos. Je peux juste dire que j’ai rendez-vous avec la ministre Turtelboom mardi, et qu’il est prévu que je rencontre ensuite les riverains. Pour le moment, officiellement, nous ne savons rien. Nous entendons des bruits disant que le centre pour jeunes délinquants est enterré, qu’une prison de haute sécurité est à l’étude, mais il n’y a aucune confirmation. C’est Willy Borsus qui a sollicité cette entrevue, à laquelle il sera présent”.

Tout le monde devrait en savoir plus mardi… Insistons : au stade actuel, il ne s’agit encore que d’une idée couchée sur papier. Celle-ci pourrait d’ailleurs être remise en question. Par exemple, en fonction du fait que l’extension de la prison de Jamioulx soit ou non acceptée.

L. S.