Après l’Irlande, le duo de choc des city-trips de I Comme part à la découverte de l’inattendue Slovénie.

I COMME . Samedi 19.45

I Comme un air inné de vacances. Chaque année à la même époque, le rendez-vous est pris. Jacques van den Biggelaar et Fanny Jandrain coprésentent exceptionnellement I Comme pendant deux semaines. Destination de leur city-trips ? L’Irlande la semaine dernière. “Un pays qui adore les Belges !” s’extasie Fanny Jandrain. Et la méconnue Slovénie ce week-end. “On reste dans des destinations que l’ont peut atteindre en une heure ou deux de vol et qui sont souvent chics et pas chères”, explique Jacques van den Biggelaar. “C’est notre critère de choix de destination. On entend parler de ces pays car des lignes s’ouvrent entre la Belgique et ces pays et elles sont relativement bon marché en général.” La Slovénie en fait donc partie. Un pays de l’Est qui regorge de trésors cachés. I comme “Irrésistible” selon Fanny. “Incontournable” pour Jacques. L’occasion de découvrir des endroits insoupçonnés en compagnie du duo d’animateurs décalés de l’émission.

Ces city-trips sont la preuve de votre amour des voyages ?

Fanny Jandrain : “La Slovénie, par exemple, je ne connaissais pas du tout. Et ça a vraiment été un coup de cœur. J’ai envie d’y retourner, de faire découvrir le pays à ma famille et à mon compagnon car c’est un pays merveilleux et je pense que si on doit y aller, c’est maintenant. Je crains que dans quelques années, la Slovénie suive le pas de la Croatie, qui est devenue aujourd’hui la destination de l’Est par excellence.”

Jacques van den Biggelaar : “Oui, ça, c’est clair, j’adore voyager. Et avec Fanny en particulier. Car l’objectif de l’émission, c’est vraiment de faire découvrir les pays différemment. Des émissions télé et des documentaires sur les voyages, il en existe beaucoup. On essaie donc d’aborder ces pays avec beaucoup d’innocence, de candeur et en se laissant vivre. On ne travaille d’ailleurs pas avec les offices de tourisme pour éviter des programmations dictées par des marketings locaux. On y va vraiment avec notre cœur, nos souhaits et notre Belgitude. On aime ou on n’aime pas et on le dit franchement aussi.”

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en Slovénie ?

JVDB : “C’est la petitesse du pays, qui fait plus ou moins la taille de la Wallonie avec la mer, la montagne et au milieu de tout cela, des villes et des châteaux très méconnus. Or il y a une richesse naturelle incroyable. Puis, le Slovène est d’un naturel accueillant, adore partager avec le touriste. On n’y est passé que quelques jours et on n’en a pas fait le tour.”

FJ : “Comme c’est un pays bordé par d’autres pays comme la Croatie, l’Autriche et l’Italie, la Slovénie se nourrit de plein de cultures, de senteurs et de paysages différents. Et puis, comme le pays est petit, en une heure trente, on peut se retrouver à la mer Adriatique ou au milieu des montagnes. On a l’impression d’être dans un décor de films. D’ailleurs, on a appris que beaucoup étaient tournés là-bas. Le Slovène a une image très froide au départ mais tellement chaleureux au final. Que du bonheur.”

Une anecdote croustillante ?

FJ : “On a croisé le fameux ours brun. On a même eu un peu peur lorsqu’il est monté sur ses deux pattes arrières. Je me suis dit : ‘Ça y est, il va nous tuer mais ce n’est que de la télévision mes amis, ne prenons pas de risques !’”

JVDB : “On a aussi l’impression que le pays ne dort jamais. Beaucoup de Belges s’y rendent d’ailleurs. Plein de boîtes de nuits, de restos sympas où l’on mange dans de vieux chaudrons, etc. Bref, un pays très jeune et dynamique.”

Un peu à l’image de votre duo !

JVDB : (sourires) “C’est vrai qu’on s’entend super bien dans la vie et je pense que cela se ressent à l’antenne. On a la même vision du monde, même tolérance par rapport à la vie, on rit de la vie. On voit les choses avec le même sourire et optimisme. Plus qu’une collaboratrice, c’est une véritable amie. Je n’ai pas l’impression de travailler avec Fanny. On fait de l’improvisation organisée, en somme.”

FJ : On s’amuse bien. On rigole beaucoup. C’est quelqu’un d’intéressant et très bon compagnon de voyage. On est dans le même esprit et la même vision. Et surtout, on ne se prend pas du tout au sérieux !”

On dirait un peu “Un gars, une fille “, non?

FJ : “Exactement. On n’hésite pas à montrer quand l’un des deux râle, est de mauvaise humeur ou quand on se chamaille. D’ailleurs, les équipes de tournage ont souvent du mal à gérer deux personnes qui se marrent non stop pour des bêtises !” (sourires)

JVDB : “On vit vraiment avec notre sensibilité, on se laisse porter par notre tempérament. Je dis un truc et sa réaction n’est pas fondamentalement différente que s’il n’y avait pas eu de caméras.”

Une expérience totalement différente de Pékin Express.

FJ : “Il n’y a pas photo. Même si en Slovénie, on a vécu un petit Pékin Express. Dans le gîte où on logeait, Jacques et moi avons décidé de loger dans les chambres en bas, à même le sol, où il y avait énormément d’araignées. Je lui ai donc demandé de venir les tuer. Bref, c’était un petit flash-back de Pékin Express.” (sourires)

JVDB : “Ici, on était quand même beaucoup plus cool, moins dans l’inconnu. On n’est pas dans un jeu, même si c’est souvent la course aussi pour tout faire dans les temps d’un voyage de quelques jours.”

Cela vous a donné l’envie de partir en city-trip ?

JVDB : “Tout à fait. Je ne vais d’ailleurs pas beaucoup plus loin que la Slovénie cet été, dans le Montenegro. Toujours dans une ancienne république yougoslave, on m’en a dit le plus grand bien. L’occasion pour moi de découvrir ce coin de l’Europe, chargé d’histoire, qui n’a pas toujours une image positive. Et moi qui n’aime pas la grande foule en vacances, ce sont des régions moins cher et avec peu de touristes. Faire des files d’attentes ou partager son mètre carré de plage, ce n’est pas pour moi.”

FJ : “Moi, je pars au Portugal en famille où je pense que Capucine sera chouchoutée !”

À ce titre, la maternité semble vous avoir changée…

FJ : “Complètement. Mes valeurs ont changé déjà. Tout peut se passer, tant que ma fille va bien, je n’en ai rien à faire ! Ma priorité, c’est Capucine. Je n’ai plus peur des lendemains tant qu’elle se porte bien. Je me plains de moins en moins aussi car cela vaut-il vraiment la peine de râler pour si peu alors qu’il y a des choses tellement plus graves dans la vie. Avant, j’étais une angoissée de tout. Aujourd’hui, je me sens plus calme. Je recentre les choses et profite plus de la vie et des moments précieux. J’avais peur d’être loin d’elle pendant ces city-trips, mais j’étais encore plus ravie de la retrouver.”

JVDB : “Pour moi, Fanny est toujours la même jeune fem- me. Elle a gardé cette même spontanéité et enthousiasme. Ses priorités ont changé, mais elle n’est pas pour autant devenue gaga et insupportable. Au contraire, cela l’a enrichie et nourrie. Même si elle était déjà folle avant !” (rires)

Pierre-Yves Paque