De 2003 à 2012, les 4 enfants ont vécu l’horreur. Coups de pied, de poing, de ceinture, bassins d’urine au visage, privation délibérée de nourriture…

Les parents ont été jusqu’à enfermer leur progéniture dans des sacs et des valises remplis d’excréments, avant de les jeter à travers la pièce.

On évoque aussi des coups de tue-mouches électriques, des séances de paintball dont les gamins étaient la cible, des bains d’eau glacée, des tartines d’excréments…

Il faudra attendre fin 2012, l’intervention d’une enseignante et la plainte d’un médecin, pour que les quatre malheureux soient soustraits à leurs bourreaux et qu’une procédure pénale soit enclenchée.

Dès 2003, pourtant, l’école de Soy donnait l’alerte. Mais malgré l’intervention du SPJ en 2004, les enfants sont restés à la merci de leurs tortionnaires. “Le SPJ nous a dit qu’il prenait le dossier en charge”, confiait récemment le directeur de l’école de Soy à la presse. “Mais je n’ai jamais pu m’empêcher de garder un dossier ouvert. Au total, j’ai un rapport de 30 pages recto verso.”

Pourquoi les services sociaux ne sont-ils pas intervenus plus tôt et plus efficacement ? Une enquête devra le déterminer.

N. P.