Nombre de joueurs clésont, eux aussi, fait un retouraux sources plus ou moins réussi

La fidélité à son club d’origine a très longtemps constitué l’ima- ge de marque de jou-eurs confirmés, comme ont pu l’être, par exemple, les protégés de Pierre Sinibaldi, quand ce dernier gérait les premiers grands succès européens d’Anderlecht.

Plus tard, vers le milieu des années quatre-vingt, l’ouverture des frontières footballistiques a précipité l’exode des plus belles pointures belges, toutes alléchées par la possibilité de grandir sportivement tout en amassant un petit magot de ce qui se dénommait encore des francs.

Certains, lors de ces séjours à l’étranger, ont connu une pleine réussite là où d’autres, moins bien tombés ou moins… sérieux à la tâche, ont très vite été condamnés à enclencher la marche arrière pour mettre le cap sur la Belgique. Assez curieusement, ces retours précipités au pays ne se sont pas traduits, eux non plus, par une expérience positive pour des dirigeants pourtant souvent très heureux de voir revenir au bercail l’enfant prodige. Et, là, on songe prioritairement au Standard, qui a vu revenir à Sclessin des fortes personnalités comme Régis Genaux, Philippe Leonard ou encore Gilbert Bodart sans que cela constitue, sur la durée, une plus-value pour l’équipe.

À l’inverse, Anderlecht, lui, n’a pas eu à se plaindre de la seconde carrière mauve d’éléments comme Enzo Scifo, Pär Zetterberg, Juan Lozano, Bertrand Crasson ou même Bart Goor. Idem pour Michel Renquin et Emile Mpenza lorsqu’ils repassèrent par le Standard, pour Alex Czerniatynski du côté de l’Antwerp, de Georget Bertoncello à Charleroi après une éclipse liégeoise, de Raymond Braine au Beerschot et, surtout, de Marc Wilmots à Schalke 04. Car si l’actuel coach des Diables n’a pas marqué l’histoire des Girondins de Bordeaux, ses deux carrières à Schalke suscitent aujourd’hui encore bien des commentaires positifs...

Philippe Lacourt