Goodbye Morocco. Une dénonciation qui ne prend pas aux tripes

RÉSUMÉ. La découverte d’une reproduction d’une grande valeur archéologique dans les fondations de l’immeuble que fait construire sa société constitue une aubaine inestimable pour Dounia. Avec l’argent d’une vente en contrebande, elle va enfin pouvoir quitter le Maroc avec son fils dont elle a perdu la garde en vivant avec un étranger. Mais la mort d’un ouvrier clandestin vient contrecarrer son projet.

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NOTRE AVIS. Goodbye Morocco ne réconciliera probablement pas le grand public avec le cinéma d’auteur. Nadid Moknèche soigne en effet trop peu la forme pour cela. Préoccupé par la description des inégalités (les travailleurs d’Afrique centrale y sont quasiment traités comme des esclaves), les injustices concernant les droits des femmes ou des homosexuels notamment, la corruption et les trafics en tout genre qui caractérisent selon lui la société marocaine, il en oublie trop régulièrement de raconter une histoire, de soigner la mise en scène ou de rendre le récit plus humain.

Les séquences symboliques se succèdent, choquent ou font réfléchir, mais le suspense, lui, ne prend pas. Malgré la très belle performance de Lubna Azabal en femme forte qui ne peut faire confiance à personne, Goodbye Morocco ne parvient que rarement à émouvoir. Et encore moins à prendre aux tripes. Un film intello et intelligent, mais cela ne suffira pas à attirer la foule dans les salles.

P. L.

Goodbye Morocco

Drame

Réalisé par Nadir Moknèche

Avec Lubna Azabal

Durée 1h42