Les enquêteurs ont tenté de savoir si le contexte de travail dans lequel évoluait la policière a eu une incidence sur les gestes qu’elle a posés en novembre 2011. Sandra K. a répondu par l’affirmative.

Puis, la mère de famille est revenue sur le jour des faits. “De ce que je me rappelle, le 11 novembre 2011, tout allait bien. J’ai ressenti une lassitude et la sensation que cela ne s’arrêterait pas. Ça a été le déclencheur de ce qui m’est arrivé”, a-t-elle encore expliqué avant de revenir sur la pression qu’elle ressentait. “Cette pression, j’ai senti qu’elle allait tout anéantir et je ne voulais pas que ma situation professionnelle anéantisse ma vie familiale. Quand vous n’allez pas bien au travail, ce n’est pas facile de l’écarter totalement sur le plan privé. J’ai accumulé et accumulé. J’ai eu la force de caractère de le faire mais l’aspect émotionnel fait qu’un moment donné on ne sait plus gérer et faire face.”

Après avoir été suivie psychologiquement, Sandra K. en est arrivée à la conclusion suivante. “D’après les spécialistes que j’ai vus, le suicide se présente comme une chose évidente aux personnes dans cette situation. À la différence qu’il y avait mes enfants. J’ai vu des spécialistes. Ils parlent de suicide altruiste vis-à-vis de mes enfants.”

A. Vbb.