L’assassin paie aussi pour avoir tabassé à mort une première maîtresse

ASSISES BRUXELLES Le procès avait mal commencé, la semaine dernière, pour Jacek Klepadlo, 48 ans, qui répondait d’un meurtre et d’une tentative de meurtre perpétrés la nuit du 8 au 9 janvier 2010 à Schaerbeek.

L’ouvrier polonais soutenait qu’il ne pouvait pas avoir tué la femme qu’il aime toujours, Barbara Puchalska, 29 ans, et avoir poignardé celle qui s’était interposée, Danuta Slawieniek, 55 ans aujourd’hui. Mais, vu les expertises ADN, il ne voyait que lui !…

Et, à propos de la mort d’une première compagne, aux États-Unis, en 1996, il tergiversait, répétant qu’il y a souvent des erreurs judiciaires. Puis, sa mémoire est très lacunaire, a-t-il souvent insisté, en raison de son assuétude pathologique à l’alcool.

Mais pourquoi avait-il plaidé coupable outre-Atlantique avant d’y purger 10 ans de pénitencier ? “Parce que mes avocats m’avaient dit de le faire, pour éviter la chaise électrique”, avait riposté l’accusé.

Bref, pour les défenseurs de Klepadlo aux assises de Bruxelles, Mes Yannick De Vlaemynck et Catherine Toussaint, c’était pas du pudding…

Ils s’en souviendront encore longtemps puisque leur client a été condamné hier au maximum, soit la réclusion criminelle à perpétuité.

Car les avocats des victimes, les proches de Barbara, et Danuta Slawieniak en personne, qui a assisté au procès, ont obtenu mardi soir un verdict d’assassinat, alors que le procureur général, Stéphane Lempereur, avait dit ne pas pouvoir prouver la préméditation.

Mes Vincent Lurquin, Hamid El Abouti, Dimitri de Béco et Georges Nicolis ont donc marqué le coup.

Jean-Pierre De Staercke