Le Lion Truyens, qui sort d’une année noire en club, est de retour au sommet

Hier après midi, les Red Lions ont quitté Rotterdam l’espace de quelques heures afin de humer l’odeur du Mondial et décupler, si besoin en était, la motivation des troupes. “Le coach voulait nous donner l’eau à la bouche en nous montrant le stade de La Haye”, glissait le capitaine, Tchouk Truyens.

Entre fitness et séances sur le terrain, le groupe achève ses huit semaines de préparation à l’aube de ce troisième et dernier tour de World League à Rotterdam. Depuis lundi, les Lions ont découvert le terrain. “Il est comparable à celui du Beerschot : rapide et peu de rebonds. Il favorise le beau jeu.”

Mardi, l’équipe a disputé un match de 40 minutes face à l’Irlande (victoire 3-1). Aucune blessure n’est à déplorer. Tous les feux sont au vert. L’impatience croît. Tchouk Truyens a hâte de tourner définitivement la page d’une saison pourrie par de trop nombreuses blessures. “Je ne souhaite ma saison à personne”, confie-t-il. “J’avais envie de jouer avec deux monuments du hockey anglais (Smit et Catlin), mais je ne les aurai côtoyés que 5 matches sur toute la saison. J’ai manqué tous les matches de play off. La saison fut extrêmement difficile. Je ne veux plus jamais revivre une telle année.”

Ce gentleman des terrains a repris goût au hockey en disputant 8 matches sur les 16 prévus lors de la préparation. “Je me sens bien. Mon hockey est revenu. Ma confiance aussi.”

Les Red Lions ne prennent pas à la légère les trois premiers matches dont l’enjeu est relatif. “Nous chercherons à finir en première position afin de s’assurer un match, a priori, contre l’Irlande. Finir premier serait top, mais, en restant réaliste, nous devrions terminer en deuxième position.”

En se projetant dans des hypothèses théoriques, la Belgique devrait donc jouer son quart de finale face à la Nouvelle-Zélande ou à l’Inde. “L’un ou l’autre ne change pas grand-chose”, analyse Tchouk. “Je préfère les Néo-Zélandais, mais ce sera un gros match avec beaucoup de pression.”

Avant d’en arriver là, les Belges se coltineront vendredi l’Australie avant d’affronter l’Espagne et la France. “Les Australiens forment un bloc compact. Aucun joueur ne sort du lot. Si nous les laissons jouer, ils nous asphyxieront. Il n’y a pas de trou dans leurs lignes. L’Espagne a rajeuni ses cadres. L’équipe est moins expérimentée, mais elle reste très technique. Et la France reste le plus faible du groupe. Le contexte est très différent par rapport à Paris.”

Thibaut Vinel