Dick Norman, 42 ans, met un terme à une imposante carrière la semaine prochaine

Toutes les bonnes choses ont une fin, dit l’adage…

Dick Norman, 42 ans, s’apprête à mettre un terme à une imposante carrière entamée en… 1990. Retombé au 117e rang du classement mondial en double, le sympathique géant de Waregem disputera un dernier tournoi, la semaine prochaine sur le gazon de Rosmalen, avec David Goffin avant de ranger définitivement ses raquettes dans son sac.

“J’ai toujours dit que le jour où ma fille aînée, Nanou, entrerait à l’école primaire, j’arrêterais, car je ne pourrais plus voyager en famille, nous raconta-t-il. J’aurais bien aimé disputer mon dernier tournoi à Wimbledon, mais mon classement a fait que. Maintenant, Rosmalen, ce n’est pas plus mal. Je peux y inviter tous mes proches. Je voulais aussi jouer avec un Belge. Ce sera sympa avec David. Un jeune et un vieux, sourit-il. Je suis content. Les derniers mois n’ont pas été très gais. Je décélérerais. Bref, il est temps de passer à autre chose…”

Dick Norman était sorti de l’anonymat en 1995 quand il était parvenu à se hisser jusqu’en huitième de finale en simple à Wimbledon. Repêché des qualifications, il avait successivement battu Pat Cash, Stefan Edberg et Todd Woodbridge.

Il avait fini par s’incliner contre Boris Becker. C’est toutefois en double que le grand rouquin connut ses plus beaux succès avec une finale à Roland Garros en 2009 et une participation au Masters en 2010.

“J’avais peut-être des talents cachés… sourit-il. J’avais également trouvé un excellent partenaire. Avec Wesley Moodie, le courant est d’emblée passé. J’étais installé dans un TGV et c’est parti à 300 à l’heure. En outre, vu mon gabarit, le double était idéal. Je n’étais pas si grand lorsque j’étais jeune, mais j’ai continué à grandir jusqu’à mes 21 ans. En simple, ce n’était pas spécialement un avantage. Je devais tout de même trimbaler un bon 100 kilos…”

Dick Norman a disputé 99 matches en simple et 239 matches en double sur le grand circuit ATP. Mais si l’on a ajouté tous ceux joués dans les tournois Challengers, il dépasse allègrement le millier. Le secret de sa longévité tient d’ailleurs en un mot : la passion…

“En fait, j’ai eu trois carrières. Tout a commencé en 1990 par un satellite en Espagne, où j’avais perdu contre Alex Corretja. Puis, j’ai arrêté en 1998 pour reprendre en 2000. Et j’ai fini par me lancer dans le double fin 2008. Je suis content d’avoir choisi le tennis. C’était risqué car je n’avais pas le talent d’un Xavier Malisse. La coupure, fin des années 90, m’a ouvert les yeux. J’ai réalisé que jouer au tennis, c’était la belle vie. Je me suis toujours bien soigné. Je n’ai jamais fumé, je buvais un peu et je n’ai été que très rarement blessé.”

Après avoir usé ses semelles et ses cordages sur les courts du monde entier pendant plus de vingt ans, Dick Norman n’a pas peur de tomber dans un trou noir.

S’il confie que les voyages et la présence du soleil lui manqueront, il appréhende sa nouvelle vie avec beaucoup de sérénité. Le Flandrien fourmille d’ailleurs de projets.

“Je travaille sur plusieurs pistes. J’ai envie d’aider les jeunes. Je vais donc me lancer dans le coaching dans la région. J’ai l’expérience et la maturité et je trouverais dommage de ne pas transmettre mon vécu et mes secrets. J’organise également des vacances tennis en Algarve avec Sabine Appelmans. Le premier séjour a eu lieu à Pâques. Toutes les infos figurent sur mon site dicknorman.be. Et je compte profiter de mes trois enfants. Je n’aurai donc pas de quoi m’ennuyer…”