Yannick Ferrera était hier de passage pour visionner certains joueurs

On le disait méticuleux, scrupuleux dans tous les exercices de son métier. Venu longtemps visionner certains joueurs sur les terrains de l’Académie de Seth Nkandu, Yannick Ferrera était hier conforme à son image de travailleur invétéré : “Ce que je recherche, c’est vraiment la faim chez les joueurs. Je veux voir la soif de revanche chez ceux qui n’ont pas eu toujours un parcours académique et qui ont envie de prouver à certaines personnes qu’elles se sont trompées à leur sujet.”

Arrivé en compagnie de son préparateur physique, Yannick Ferrera aura hier passé près de deux heures à passer les joueurs au peigne fin. Comme si aucune piste ne devait être écartée, aucun détail oublié : “On ne peut pas se permettre de négliger quoi que ce soit. Si je passe mon dimanche ici, c’est parce que je ne veux pas avoir le regret par après d’avoir laissé passer l’une ou l’autre opportunité. C’est clair que ce serait plus facile d’aller voir un match avec 20.000 spectateurs et des joueurs déjà confirmés mais aujourd’hui, on ne peut pas se le permettre.”

La crise passant aussi sur la tête de (certains) clubs, les joueurs à bas prix, sans contrat ou simplement passés inaperçus, ont désormais regagné un crédit que nul ne pensait, voilà quelques années, à leur accorder : “Je ne sais pas si on peut dire ça. Mais il est clair que l’aspect financier compte aussi. Ces joueurs sont abordables financièrement pour beaucoup de clubs et c’est clair que si la qualité sportive y est, on peut se lancer plus facilement.”

Cela devrait se confirmer avec un joueur issu de l’Académie - tombé dans un relatif oubli à la suite d’une longue blessure - qui devrait officiellement parafer un premier contrat à Saint-Trond ce lundi : “J’admire quelque part ces joueurs qui viennent aussi s’entraîner le dimanche. Le fait de savoir que des gens viennent les voir doit aussi leur donner un remontant.”

Le talent, lui, ne semble pas manquer.