Daniel Van Buyten explique comment il voit ses dernières années de joueur

Champion d’Allemagne en avril et vainqueur de la Ligue des Champions en mai, Daniel Van Buyten a commencé le mois de juin par une Coupe d’Allemagne “et une cerise sur le gâteau avec cette victoire et cette superbe opération des Diables” , complète-t-il lui-même.

Bref, le défenseur est sur un nuage.

“J’ai 35 ans mais je ne les sens pas. J’ai disputé une très bonne saison au Bayern, surtout le second tour où j’ai retrouvé une place de titulaire. Quand je revois le gamin de Froidchapelle, ce village que personne ne connaissait, puis quand j’analyse mon parcours, je me dis que j’ai bien bossé. Je suis si fier de ma carrière.”

Après des vacances méritées, il débutera sa huitième saison à Munich malgré de nombreuses offres venues d’Angleterre, de France et d’Italie.

“Je suis dans un des meilleurs clubs du monde, si pas le meilleur si j’écoute le monde extérieur. Tant que je me sens bien, je n’aurai pas envie d’aller voir ailleurs. À mon âge, on vit sa carrière au jour le jour. Je n’ai fixé aucune date pour ma retraite. J’arrêterai le jour où je ne prendrai plus de plaisir. C’est loin d’être le cas actuellement. Au Bayern et en équipe nationale, je suis entouré de gamins qui me font rajeunir. J’arrive encore à tenir la distance avec eux à l’entraînement, donc ça va.” (rires)

Les gamins, comme il les appelle affectueusement, Daniel Van Buyten tente de leur apporter toute son expérience.

“Timmy Simons et moi sommes les seuls dans le groupe à avoir déjà disputé une Coupe du Monde. On remarque tous les deux que ça suscite de l’intérêt dans le groupe. Au repas, on me pose souvent des questions sur le tournoi. Ils veulent savoir comment se passe la vie en communauté durant un mois. Je leur réponds que c’est un moment génial où tu apprends énormément et où tu peux faire décoller un peu plus encore ta carrière. Ce jeune noyau talentueux mérite vraiment de découvrir un Mondial. Et pour moi, ce sera une belle manière de boucler la boucle. J’aurai joué une Coupe du Monde tout jeune (NdlR : il avait 24 ans en 2002) et une en fin de parcours. L’Euro 2016 ? Je ne dis pas non. Comme je vous l’ai dit, je vis au jour le jour. Y a aussi la Coupe du Monde 2018. Et l’Euro 2020.” (rires)

Christophe Franken