Le projet plan Marshall Power 2011-2014 entend booster le secteur éolien en Wallonie. Une entreprise de Naninne est particulièrement concernée

ÉCONOMIENANINNE Le projet éolien Power, porté par le plan Marshall dans le cadre du pôle de compétitivité MecaTech, se veut ambitieux et vise plusieurs objectifs : améliorer la fiabilité éolienne et garantir une optimisation constante de sa production d’électricité, assurer une maintenance optimale et proposer des formations gratuites de haut niveau destinées à acquérir les compétences nécessaires à cette optimisation.

Un vaste programme qui touche directement Maintenance Partners Wallonie. Cette entreprise située au sein du parc industriel de Naninne est spécialisée dans l’entretien et la réparation des machines rotatives. “Ce projet Power nous a tout d’abord permis de ne pas perdre 50  % de nos effectifs”, explique Jean-Louis Counet, manager Wind Department de Maintenance Partners Wallonie.

Sur le site de Naninne, le chiffre d’affaires a augmenté ces dernières années (4.129.926 € en 2009, 4.263.080 € en 2010, 4.924.926 €), mais le nombre d’emplois a par contre légèrement diminué, passant de 40 en 2009 à 37 en 2011. “On a réduit le personnel pour le travail traditionnel sur les machines tournantes mais on note une croissance de l’emploi pour le secteur éolien. On aura cinq personnes supplémentaires d’ici la fin de l’année.”

Une croissance que les responsables de la société espèrent voir se poursuivre dans les années à venir grâce à un marché en plein développement. “Grâce à la plateforme web de maintenance qui a été mise en place, on peut contrôler les moindres détails des éoliennes placées un peu partout dans le monde. Nous travaillons actuellement beaucoup en Europe et principalement dans les pays limitrophes. Les constructeurs d’éoliennes offrent une garantie de 10 ans. Mais après ce délai, c’est là que nous entrons en jeu pour s’occuper de la maintenance. On peut se déplacer pour certaines réparations ou ramener des parties d’éoliennes défectueuses pour les réparer dans l’atelier à Naninne. Comme la plupart des éoliennes va bientôt avoir 10 ans, le marché va s’ouvrir. On espère tripler notre chiffre d’affaires dans les années à venir et donc fatalement créer de l’emploi. On est aussi attentif aux marchés qui s’ouvrent plus loin comme au Japon.”

B. Ae.