GÉRY DE MAET A TOUJOURS QUELQUE CHOSE À DIRE  ! L’an prochain, on célébrera les cent ans de la Grande Guerre.

À cette occasion, une abondante littérature envahira les librairies.

Un expert militaire français vient déjà de consacrer un ouvrage au maréchal Joffre, le héros de la bataille de la Marne, qui empêcha les Allemands d’entrer à Paris en septembre 1914.

Joffre, à qui on disputait le mérite de la victoire, avait répondu : “Je ne sais pas qui a gagné la bataille mais je sais bien qui l’aurait perdue…”

Ce livre, Joffre : De la préparation de la guerre à la disgrâce, 1911-1916, réhabilite le maréchal moustachu qui fut limogé suite à la bataille de Verdun dont on lui imputa les terribles pertes.

Si le plaidoyer technique destiné à défendre les choix de Joffre intéressera un public initié, on ne peut que prêter une oreille à l’auteur quand il prend la défense des grands stratèges de 14-18.

Car aujourd’hui, on a tendance à considérer les militaires de la der de der, les Joffre, Foch ou Pétain (celui de Verdun, pas de Vichy) comme des bouchers plutôt que des héros qui ont donné leur nom à tant de places et de boulevards de France.

L’auteur rappelle que la guerre de 14, par son ampleur, sa durée, la nouveauté de ses armements a surpris aussi bien les chefs que la troupe. Si le bilan humain fut si effroyable, ce n’est pas tellement la responsabilité des généraux mais simplement que nul n’aurait pu imaginer une telle épreuve avant de l’avoir vécue !