La direction attend la décision du ministre Henry pour lancer le cahier des charges

POLÉMIQUEHAVRÉ La semaine dernière, le comité de défense des Bruyères montait au créneau quant au nouveau projet de traitement des déchets de l’Hygea baptisé Ecpôle. Pour les riverains, il s’agit d’une “nouvelle catastrophe pour leur cadre de vie”. Pour l’Hygea, ce projet est… l’avenir.

“C’est un projet porteur pour la région”, explique Nathalie Brunelle, directrice de l’Hygea. “Il va nous permettre de nous ramener sur un même site nos différents centres, d’utiliser de nouvelles infrastructures, et à terme d’arriver à une autonomie dans le traitement des déchets.”

À l’époque d’Itradec, un incendie avait ravagé les bâtiments. Ceux-ci sont maintenant remis à neuf. Si l’Hygea veut installer le nouveau dispositif sur le site de Havré, les riverains, eux, ont proposé une alternative dans le zoning de Tertre/Baudour. Celle-ci n’a pas été retenue par l’intercommunale.

“Nous avons étudié l’alternative proposée par les riverains”, assure la directrice. “Nous avons demandé une étude complémentaire sur cette alternative mais avec notre position à Havré, notre accès autoroutier est extraordinaire. Il existe peu de sites aussi bien situés. Et il y a aussi le critère économique à prendre en considération. Nous allons récupérer des bâtiments, d’autres sont à construire mais beaucoup d’argent a déjà été investi. Déménager un site qui existe déjà à quelques kilomètres et devoir tout refaire, ça ne me semble pas très réaliste.”

Une prochaine réunion est prévue avec les riverains afin d’expliquer les objectifs du projet. “Nous attendions la mise en place du nouveau conseil d’administration. Mais maintenant, j’attends de savoir ce qu’il en est des deux recours qui ont été déposés.” Des réunions ont déjà eu lieu avec les riverains. Des rencontres qui n’ont pas été sans difficulté. “Ces réunions ont pour objectif de présenter le projet mais s’ils n’acceptent pas le lieu du projet, on aura du mal de sortir de cette impasse. Lorsque nous aurons démontré qu’il n’y aura pas de nuisance, ils pourront dire que ce projet a sa raison d’être.”

Pour l’heure, à l’Hygea, on attend la réponse du ministre. “Nous souhaitons que la réponse arrive au plus vite parce que, sans cela, nous ne pouvons pas lancer le cahier des charges. Les premiers travaux sont ceux qui doivent justement réduire les nuisances actuelles.”

Mais la directrice reste optimiste même si le chemin à parcourir semble encore long. “J’y crois vraiment à ce projet, c’est même indispensable pour la région. Nous ne pouvons pas continuer à travailler comme on le fait maintenant !”

Caroline Tichon