POLITIQUE

Il affirme pourtant être monarchiste et attaché à la Belgique

BRUXELLES Il l’a dit lui-même à nos confrères de RTL-TVi : “Je reste un monarchiste… Je suis à 100 % pour le Roi.” Pourtant, le comte Henri d’Udekem d’Acoz pourrait rejoindre les rangs d’une formation politique ouvertement républicaine et militant pour l’indépendance de la Flandre : la N-VA.

L’intéressé n’est autre que l’oncle de la princesse Mathilde. Il avait déjà fait parler de lui en mars 2009 lorsque le prince Philippe s’était rendu chez lui, à Poperinge, en hélicoptère simplement pour saluer tonton…

Rayon politique, Henri d’Udekem d’Acoz se dit opposé aux thèses séparatistes de la N-VA. Une position quelque peu schizophrène ? “Dans le temps, j’étais grand partisan du cartel CD&V/N-VA. Ça marchait très bien”, racontait-il hier sur RTL-TVi. “Mais je trouve que la N-VA est plus à droite que le CD&V. C’est la raison pour laquelle j’envisage – éventuellement ! – de m’affilier.”

Quelle qu’en soit la raison, elle donne le sourire à Bart De Wever, président de la N-VA. “Le comte est bienvenu chez nous. Parmi les quelque 1,2 million d’électeurs de la N-VA, il ne sera sans doute pas le seul à avoir des sympathies pour la maison royale”, a-t-il affirmé hier dans Het Laatste Nieuws.

L’oncle de la princesse Mathilde était jusqu’en 2005 le bourgmestre de Poperinge, commune étiquetée CD&V. Mais il a avoué sa sympathie pour la N-VA suite à un échange avec un parlementaire fraîchement élu. Henri d’Udekem d’Acoz se dit lui-même “flamingant”. Mais il l’assure : il est prêt à renoncer à son affiliation si elle devait causer “une certaine polémique”.

A. C.

Henri d’Udekem d’Acoz apprécie la N-VA pour ses politiques de droite et, notamment, sa gestion des finances publiques.