Touring demande de ne plus effectuerle ramassage des ordures aux heuresde pointe pour éviter les embouteillages locaux

MOBILITÉBELGIQUE Symptôme d’une rigidité flagrante de la circulation en Belgique ? Touring s’en est en tout cas indigné. L’association des automobilistes constate, en dix ans, une hausse de 41 % du nombre de plaintes à l’égard de blocages provoqués par des véhicules de ramassage des déchets.

En 2012, quelque 681 plaintes ont été reçues par Touring, 198 de plus qu’en 2003. “Tout le monde ne s’en plaint pas, évidemment, mais nous avons décidé de réagir après avoir enregistré plusieurs plaintes la même semaine”, justifie Isabelle Norro, porte-parole de Touring.

Et d’ajouter que les conducteurs ne sont pas seuls à faire les frais de ce phénomène. Cyclistes obligés d’accomplir des manœuvres dangereuses, riverains, piétons, des témoignages affluent de la part de tous les usagers. Ce, y compris les services d’urgence, parfois bloqués dans de petites rues.

Dans l’ensemble, ces congestions locales représentent “12 à 15 minutes en moyenne” pour les conducteurs. Une source de frustration et d’énervement supplémentaire dans le trafic.

Touring a donc envoyé une lettre aux 589 communes de Belgique, leur demandant de davantage tenir compte des horaires. Certainement lors des heures de pointe, “de 6 h 30 à 9 h 30 et non plus jusqu’à 8 h 30 comme c’était le cas jadis”. Et la porte-parole de noter que, régulièrement, des axes voient leur espace de circulation réduit.

Tout en reconnaissant que de nombreuses entités en tiennent compte. Tout comme certaines difficultés (liées au personnel, à la disponibilité des véhicules, etc.) compliquent la tâche des services de propreté.

“On peut considérer Ottignies- Louvain-la-Neuve comme une commune modèle, elle a interdit le ramassage des ordures sur les grands axes aux heures de pointe.”

À l’autre extrême se trouve, sans surprise, Bruxelles. “Près de trois quarts des plaintes concernent la capitale.”

J.-B. M.