Le sprinter allemand a battu Cavendishet Greipel avant l’étape reine, ce samedi

STER ZLM TOERBUCHTEN Entre Mark Cavendish et André Greipel, le score est de 1 – 1 sur ce Ster ZLM Toer. Après deux sprints, les deux meilleurs sprinters du monde ont chacun devancé leur rival une fois. Mais, à chaque fois, c’était derrière le vainqueur du jour, pour la deuxième place. Après avoir été coiffés par Théo Bos, jeudi, à Breda, c’est cette fois Marcel Kittel qui les a surpris, hier, à Buchten, au terme d’une étape éprouvante, dans les monts du Limbourg néerlandais.

“Je savais que Greipel était dans ma roue, mais il n’a pas pu me passer”, jubile le grand blond allemand. “C’est parfait : j’arrive en forme juste au bon moment.” Soit juste avant le Tour de France, sur lequel, après des débuts ratés à cause d’une maladie l’an passé, il veut s’offrir une victoire d’ étape. Et les mêmes gros poissons qu’hier.

En s’imposant, il a aussi pris le maillot jaune. Mais dans le clan d’Argos-Shimano, on ne s’attend pas à garder ce maillot de leader aujourd’hui, lors de la traditionnelle étape reine de l’épreuve néerlandaise, qui se déroule en Wallonie, entre Verviers et le Barrage de La Gileppe, avec neuf côtes répertoriées, dont La Redoute et la montée menant vers le Barrage. “Ce sera très dur”, précise le directeur sportif Addy Engels. Mark Cavendish y était pourtant parvenu, l’an passé, au terme d’un grand numéro.

Ils ne sont d’ailleurs plus qu’une vingtaine à pouvoir espérer gagner le classement final, suite aux cassures de jeudi. Parmi lesquels les sprinters, mais aussi Boom, lauréat l’an passé à La Gileppe, Thomas Dekker, Golas, Lammertink et un certain Jurgen Roelandts qu’on pourrait, à une semaine du Championnat de Belgique, voir se tester sur les routes ardennaises.

Des routes qui tiennent à cœur à Sébastien Delfosse. “Pour le général, pour moi, c’est terminé, mais peut-être que cela me donnera plus de liberté pour l’étape reine”, raconte le coureur de Crélan-Euphony, vainqueur à trois reprises cette année. “Je vais de toute façon tenter, les échappés ont déjà été au bout sur cette étape, mais je ne suis pas dans la même forme qu’au Tour de Belgique. Il fallait s’y attendre, c’est dur de conserver la forme pendant un mois et demi.”

Julien Gillebert