Les 312 places flambant neuves seront à deux kilomètres du centre-ville

En octobre ou novembre, la prison de Marche-en-Famenne devrait accueillir ses 1ers détenus. Une prison qui donnera un coup de balai dans le paysage des établissements pénitentiaires. Car les prisons belges, outre qu’elles sont surpeuplées, sont aussi vétustes. Comme c’est le cas pour Namur ou Dinant. De nombreux rapports, y compris internationaux, le soulignent.

Le chantier marchois du consortium Eiffage est conséquent. Le terrain s’étend sur 16,8 ha. La prison comptera 312 places. Ce projet, contrairement à d’au- tres, n’a pas créé un mouvement de protestations. Il est vrai que le site est très à l’écart, à plus de 2 km du centre-ville. Cette prison va probablement être soumise à un nouveau régime qui devrait frapper toutes les prisons du pays : la privatisation.

La surveillance sera toujours assurée par des agents pénitentiaires, dépendant de l’État. Mais le nettoyage, les repas, ou même l’entretien des caméras seraient confiés au secteur privé. Autrement dit, à des entreprises de la région. Certains s’en félicitent, et voient dans cette option une manière de soutenir l’emploi local. D’autres se demandent si c’est judicieux pour une infrastructure telle qu’une prison...

L. S.