Les dames ouvrentle bal à 11h contre l’Allemagne

envoyé spécial aux pays-bas philippe demaret

Charlotte De Vos, la capitaine de Red Panthers, est catégorique : l’objectif est la qualification pour la Coupe du Monde. “Nous venons à Rotterdam pour décrocher notre ticket pour La Haye. Nous voulons nous rapprocher du top mondial et donc réussir un résultat contre l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande.”

La mentalité affichée par les joueuses a encore évolué depuis le qualificatif olympique et les Jeux de Londres : “Nous sentons maintenant que nous pouvons rivaliser avec les meilleures. Nous avons réussi deux bons matches contre les Pays-Bas et l’Australie. Si nous pouvons rivaliser avec le numéro 6 mondial (l’Australie), nous pourrons également le faire contre le numéro 5, l’Allemagne.”

Les Belges ont déjà rencontré les Allemandes à plusieurs reprises, décrochant même une victoire juste avant les JO. Les derniers matches s’étaient soldés par des défaites 5-2 et 3-0; c’était pour certaines leur premier contact avec elles. “Ces joueuses sont dures, physiquement et techniquement solides; ce sera un vrai combat. Nous avons eu une bonne préparation et nos matches contre les garçons de moins de 18 ans belges nous furent d’une grande aide pour acquérir un bon niveau physique. Ils sont plus rapides et plus techniques. Le championnat Dames n’est pas du même niveau que l’international et passer par ces matches contre les boys est très utile.”

Les joueuses n’ont pas une minute à perdre dans leur emploi du temps. Elles sont focalisées sur leur hockey : “Nous passons beaucoup d’heures à analyser le jeu des adversaires; la veille d’un match, nous passons trois heures à tout étudier. Si on rajoute une session de coaching mental et les périodes de repos, nous n’avons pas de temps à penser à autre chose. Cette occupation permanente nous permet de nous concentrer au maximum sur notre hockey. Certaines joueuses prennent aussi un peu de temps pour étudier leurs examens, mais la majorité est axée sur le hockey. Et quand vient un petit moment de liberté, nous parlons hockey.” De vraies pros.