Le jugement rendu est très humain, selon Me Bouvier, l’avocat de Christian Brahy

TRIBUNALNAMUR Christian Brahy était encore sous le choc : “Ce serait malhonnête de ma part de dire que je suis un homme soulagé. La SA Brahy est ma vie. L’angoisse est très proche de l’amour et je suis toujours amoureux de ma société”.

Le tribunal correctionnel de Namur a rendu son jugement dans l’affaire Brahy, ce mercredi. L’entrepreneur namurois était poursuivi pour faux, usage de faux, abus de biens sociaux et détournements dans la gestion de son entreprise.

La présidente, Mme Cadelli, relève que Christian Brahy a souvent confondu ses biens propres avec les biens de la SA Brahy puisqu’il vivait en symbiose avec sa société. Cette caractéristique cadre parfaitement avec la personnalité du prévenu.

Au vu de son âge et de son parcours professionnel, il bénéficie de la suspension du prononcé pour une durée de cinq ans. Christian Brahy a droit à un sursis de cinq ans pour la confiscation d’une somme de plus de 100.000 €.

Dans la salle des Pas perdus, Me Thibaut Bouvier a rendu hommage à Mme Cadelli et à la qualité de son jugement : “Application stricte et correcte de la loi : les préventions sont établies. Il est important que Mme Cadelli ait reconnu la personnalité de M. Brahy dans son ensemble : c’est quelqu’un qui a fourni du travail pendant 40 ans, qui a fait tourner l’économie à 200 à l’heure et qui n’avait pas que des défauts. Le personnage a de la valeur, le tribunal l’a reconnu et le lui a dit. Il y a des fautes qui ont été commises mais c’est un avertissement qui a été donné aujourd’hui… Je trouve le jugement vraiment motivé, adéquatement au niveau pénal et au niveau humain, ainsi qu’au niveau de l’entreprise car Mme Cadelli comprend bien la gestion quotidienne d’une entreprise. Nous ne ferons pas appel”.

R. Tom