Les efforts se concentrent sur l’apprentissage du vocabulaire chez les enfants de 3 à 6 ans

ÉDUCATION Depuis deux ans, les écoles de Charleroi participent à une vaste recherche-action intitulée Parents partenaires de l’éducation. Celle-ci est menée par la ville de Charleroi et par des professeurs de l’Université de Mons. Plusieurs rapports ont déjà été rédigés depuis le début de l’opération et les résultats semblent positifs.

“On se rend compte que certains parents d’origine immigrée ou vivant dans un milieu plus défavorisé socialement n’osent pas pousser les portes de l’école. Ils ont peur car ils ne parlent pas toujours le français. De plus, l’école est l’endroit où se trouve le savoir que les parents n’ont pas toujours”, explique l’échevine de l’éducation, Latifa Gahouchi (PS).

“Avec ce travail réalisé sur le terrain, il y a un rapprochement entre les parents et les enseignants. Il y a également une prise de conscience que l’éducation de l’enfant doit se faire en partenariat avec l’école.”

Le principe de coéducation est donc essentiel. Les efforts se concentrent actuellement sur l’apprentissage du vocabulaire chez les enfants âgés de 3 à 6 ans. Il s’agit en effet d’un acquis essentiel pour bien démarrer dans la vie.

“Les élèves de 4 ans travaillent avec les fascicules de Polo le lapin pour apprendre de nouveaux mots. Les parents sont également impliqués dans le processus. Dans les familles étrangères, les enfants apprennent même des mots de vocabulaire à leurs parents. L’enfant se sent valorisé et le parent aussi.”

Ce système de coéducation intéresse des experts d’autres pays comme la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et le Canada. Ils sont venus se rendre compte de l’efficacité de cette méthode.

M. Ad.

La méthode de coéducation encourage les parents à pousser les portes de l’école.