Il était accusé d’avoir poussé sur une pilasse un professeur d’une école où il était en visite

TRIBUNAL MONS Les faits sont survenus le 30 mai 2005 à l’ancienne école Léo Collard, dénommée désormais Institut d’enseignement supérieur provincial du Hainaut, à Mons.

Pol, directeur d’une autre école, était en visite dans l’établissement. Il a été accusé d’avoir poussé un professeur. Il est désormais acquitté.

Pol a comparu pour coups et blessures ayant entraîné une incapacité. La victime, un certain François, se plaignait du fait que ses problèmes de dos s’étaient amplifiés suite à cette agression. Le tribunal a estimé que les propos du directeur étaient crédibles.

Ce dernier avait déclaré qu’il avait voulu dire bonjour à François en s’approchant de lui pour lui donner la main. Il avait ajouté que le professeur l’avait repoussé violemment. Le directeur avait alors repoussé légèrement le professeur. La victime affirmait, elle, que c’était uniquement la non-réponse au bonjour qui avait suscité la violence du prévenu.

Le tribunal a précisé que la poussée exercée et reconnue par Pol n’avait pas été suffisamment importante pour faire tomber la partie civile, pourtant déjà souffrante. Il a également jugé que la victime avait, au fil du temps, donné une ampleur de plus en plus importante aux faits. “On peut craindre que la partie civile rapporte l’incident de manière exagérée”, peut-on lire dans le jugement.

Le tribunal précise aussi qu’aucune lésion n’est, comme l’avait plaidé l’avocat du préve- nu, Me Fabrice Guttadauria, objectivée du fait de la poussée. Enfin, il est précisé que le seul élément objectif mis en avant par l’expertise effectuée était le certificat médical faisant état d’une incapacité de travail d’un mois.

Mais le tribunal conclut : “Force est de constater que c’est sur base des déclarations de la partie civile que cette incapacité a été reconnue. En outre, la victime souffrait déjà des mêmes symptômes suite à un accident survenu 20 jours plus tôt”.

J. T.