Cookie

Sucré mais pas suffisamment croustillant

Comédie

Réalisé par LÉA FRAZER

Avec ALICE TAGLIONI, VIRGINIE EFIRA, MAX DING

Durée 1h40

Hôtesse de l’air solitaire qui enchaîne les jours comme les voyages, sans le moindre but, Adeline (Alice Taglioni) a construit un mur de froideur autour d’elle depuis la mort de son mari et de son fils de 6 ans dans un accident de voiture. Elle se retrouve donc complètement désemparée quand sa femme de ménage chinoise disparaît en lui laissant son enfant, un petit garçon qui ne prononce pas un mot de français ! Vu son goût pour les biscuits, son surnom est vite trouvé : Cookie. En communiquant par signes, mais aussi avec l’aide de sa sœur (Virginie Efira), Adeline tente de retrouver l’endroit où vivait le gamin. Dans l’espoir de le confier à un membre de sa famille. Mais lorsqu’elle apprend que la maman a été expulsée vers la Chine, elle se retrouve totalement perdue.

Mignon. Avec Notre univers impitoyable ou Ensemble c’est trop, Léa Frazer avait démontré qu’elle pouvait jeter un regard cruel, drôle et pertinent sur notre société et ses absurdités. Des qualités qu’on ne retrouve que peu dans Cookie. Elle se contente d’aligner les grands sentiments, les beaux principes et de demander à deux actrices attachantes de sauver les meubles. Sans jamais choisir son camp entre l’humour et l’émotion. Résultat : elle ne se montre efficace dans aucun de ces deux domaines. Et ne parvient pas à élever son film au-delà du niveau des téléfilms sympathiques destinés à faire oublier, le vendredi soir, les soucis de la semaine. Tout y reste en effet très superficiel et cliché. P. L.

Les amants passagers

Décollage aux folles

Comédie

Réalisé par PEDRO ALMODOVAR

Avec JAVIER CÁMARA, CARLOS ARECES, RAÚL ARÉVALO, PENELOPE CRUZ, ANTONIO BANDERAS

Durée 1h30

le vol 2549 vers mexico pourrait bien être le dernier pour ses passagers et son équipage. En raison d’une négligence, un train d’atterrissage est bloqué. À moins de trouver une solution miracle, les chances d’en sortir indemne sont minimes. Pour éviter le stress, la classe économique a été calmée au somnifère. Les personnalités, elles, sont diverties comme elles le peuvent par trois hôtes de l’air homosexuels, très fans d’une star du porno capricieuse qu’ils doivent servir et au sens du devoir très poussé. Ils écoutent aussi bien la voyante toujours vierge à 40 ans que le chef d’entreprise qui fuit le fisc, le couple en voyage de noces ou le tueur à gages “qui sent la mort”. Sans oublier de gâter le capitaine et son copilote et de vider des bouteilles pour se donner du courage.

délirant. Après des films plus noirs, Pedro Almodovar renoue avec les comédies farfelues où l’on parle sans arrêt de sexe qui avaient fait son succès. Mais à l’inverse de Kika, Volver ou Talons aiguilles, ses joyeux délires n’apportent pas un recul touchant sur le monde dans lequel nous vivons ou sur les multiples facettes de la nature humaine. Ici, c’est un peu La cage aux folles dans une carlingue. Pourtant, la possibilité de vivre ses derniers instants sur terre (c’est une image, vu que tout se passe déjà dans le ciel) constitue un moment idéal pour jeter les masques et assumer pleinement sa personnalité. On rit beaucoup mais cette comédie un peu creuse ne laisse pas beaucoup de traces. P. L.

Tad l’explorateur

Un Indiana Jones espagnol

Animation

Réalisé par ENRIQUE GATO

Avec LA VOIX D’ERIC JUDOR DANS LA VERSION FRANÇAISE

Durée 1h31

Passionné d’archéologie qui n’a jamais rien trouvé de sa vie (une bouteille de soda constitue la plus belle de ses découvertes), Tad se fait virer de tous les chantiers où il travaille en tant que grutier en raison de ses éternelles rêveries. Dans sa tête, c’est sûr, il est le nouvel Indiana Jones. La chance de le prouver lui est offerte lorsque son mentor s’effondre au moment de s’envoler pour une importante mission au Pérou. Avec son chien facétieux, un perroquet muet, un Péruvien doté d’un grand sens du commerce et la magnifique fille d’un vieux savant enlevé par des malfrats, il va se lancer dans la plus fabuleuse des chasses au trésor. Sans avoir la moindre idée de ce qu’il faudrait faire…

sympa. Ce dessin animé espagnol tout en rondeurs, le tout premier signé Enrique Gato, ne cache pas ses influences. Indiana Jones lui sert de toile de fond et d’intrigue. Zorro a inspiré le perroquet, Terminator le méchant de service, la jolie scientifique a piqué son débardeur à Lara Croft et le dénouement ressemble avant tout à une parodie de La momie. Les surprises ne constituent donc pas la marque de fabrique de ce dessin animé par ailleurs sympa, aux personnages secondaires nettement plus intéressants que les héros. Ce gentil divertissement ravira les enfants et fera sourire les parents. C’est déjà ça. P. L.

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