Sleeping beauty

En France, ce film soporifique est interdit aux moins de 16 ans

Drame prétendument érotique

Réalisé par JULIA LEIGH

Avec EMILY BROWNING, RACHAEL BLAKE, EWEN LESLIE

Durée 1h41

Pas facile de gagner sa vie quand on est étudiante. Mais de courage, Lucy n’en manque pas. Les petits boulots ne lui font pas peur. Même s’ils exigent qu’elle paie beaucoup de sa personne. Mais le plus étrange de tous lui est fourni dans une grande villa un peu à l’écart. Dans un premier temps, tout ce qu’elle doit faire, c’est s’habiller de quelques sous-vêtements sexy et servir ainsi de riches hommes d’affaires. Mais, bientôt, les tenanciers des lieux lui font une autre proposition. Nettement mieux payée. Mais aussi plus intrigante. Dans une chambre particulière de la maison, elle doit se déshabiller intégralement puis avaler une pilule qui va la faire dormir. Le lendemain matin, au réveil, elle ne se souviendra de rien. Et pourra reprendre le cours normal de son existence.

Mais que se passe-t-il pendant le sommeil de la Belle au bois dormant ? À partir de cette question, Julia Leigh construit un univers de fantasmes qui tiennent du viol (les hommes peuvent faire ce qu’ils veulent des jeunes endormies), même s’ils ont été librement consentis contre une somme d’argent. Le sujet, pour le moins malsain, ne débouche sur rien d’autre que du voyeurisme. À aucun moment, le sujet ne prend une portée universelle ou simplement humaine. Par la faute d’une accumulation insupportable de clichés. Même l’effet de surprise (mais que se passe-t-il vraiment durant ces nuits ?) est gâché par un final ridicule. En France, ce film est interdit aux moins de 16 ans. Mais, franchement, il n’a d’intérêt pour personne. P. L.

Le pacte

Un thriller hollywoodien convenu et efficace avec Nicolas Cage

Thriller

Réalisé par ROGER DONALDSON

Avec NICOLAS CAGE, GUY PEARCE, JANUARY JONES, JENNIFER CARPENTER

Durée 1h48

Aux états-Unis, solidarité n’est pas un vain mot. Mais on ne lui assigne pas nécessairement les mêmes connotations partout. Après le viol sauvage de son épouse, un prof de littérature, Will Gerard, se voit proposer par un inconnu une douce vengeance. S’il accepte de fournir plus tard un petit service à une organisation de citoyens en quête de justice, celle-ci se chargera de faire passer à l’agresseur le goût de la récidive. Difficile de ne pas signer un tel pacte sous l’emprise de la colère et de la douleur. Mais Will Gerard n’avait pas bien compris deux choses : le violeur est retrouvé étrangement mort quelques jours plus tard et, bientôt, on lui demande d’assassiner une autre personne. Ce qu’il ne veut absolument pas faire. Du coup, l’organisation se retourne contre lui.

Il faut reconnaître une qualité à Hollywood : la capacité de transformer encore et encore la même bonne vieille histoire de vengeance en un thriller susceptible de tenir en haleine. Du début à la fin, pas la moindre surprise à attendre : l’organisation secrète a des ramifications partout, le héros se trouve donc piégé dans un jeu infernal, incapable d’identifier ses nouveaux ennemis, prétendus amis d’hier. Les grandes questions philosophiques succèdent aux cascades et inévitables courses-poursuites, histoire de mettre en valeur Nicolas Cage et, accessoirement, January Jones (l’actrice de Mad Men). Tout ça est terriblement convenu mais quand même efficace. P. L.

Ma première fois

Du niveau d’un téléfilm français

Romance

Réalisé par MARIE-CASTILLE MENTION-SCHAAR

Avec ESTHER COMAR, MARTIN CANNAVO

Durée 1h35

Renvoyé de tous les collèges, Zacchary fait le désespoir de son père et le bonheur des étudiantes qu’il courtise sans vergogne. Entre ses copains avec qui il joue au poker le soir et les séances de photos qui lui permettent de mettre de l’argent de côté, il mène une vie de fêtard sans se soucier le moins du monde des cours. Au contraire de Sarah, la très classique première de classe qui ne pense qu’à la réussite scolaire. Ces deux-là se détestent dès le premier regard. Avant de se trouver pas mal de charme. Puis de tomber follement amoureux l’un de l’autre. Une liaison mal vue par tout le monde. À commencer par les parents de Sarah, inquiets de la voir soudainement brosser les cours.

Sous le soleil à l’école. À l’instar des boutons à l’adolescence, les comédies sentimentales sur fond de scolarité bourgeonnent régulièrement sur les grands écrans. En respectant quasiment toujours le même schéma. Voire la même histoire. Ma première fois se distingue d’un LOL, par exemple, par l’amateurisme sidérant de la production. Prises de vues à la va-vite, situations grotesques, absence d’approfondissement de la personnalité des protagonistes et interprétation digne de Sous le soleil : tout dans cette guimauve sans saveur rappelle les mauvaises séries télé françaises. Sauf qu’il faut payer son ticket de cinéma… P. L.

Réalisé par

ec

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