Je suis supporter du Standard. Comment se désintoxiquer de sa “standardo-dépendance” ?

Résumé. Quel que soit le jour de la semaine, dès que le Standard joue, Milou emprunte la voiture de l’auto-école et fonce de Bruxelles à Liège pour supporter son équipe favorite. Quitte à rentrer déprimé le soir dans la capitale. Sa passion lui coûte son boulot. Et, plus grave, le cœur de Martine, qui ne supporte plus le foot depuis que son papa l’a oubliée, petite, dans un stade toute une nuit. Conscient d’être un “footballique standardo-dépendant”, il cherche de l’aide auprès des… alcooliques anonymes pour ne plus être accro aux Rouches.

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Notre avis. Voilà un film que bien des femmes vont imposer à leur mari plus portés sur les arabesques de gros velus en culottes courtes que sur les comédies romantiques. Loin d’être un hymne aux supporters comme son titre pourrait le laisser croire, cette comédie amère dévoile surtout les dégâts du foot, ce sport roi pour lequel certains sont prêts à tout.

Une excellente idée en soi. Malheureusement un peu tirée en longueur par Riton Liebman. Sans trop grossir le trait (c’est tout à son honneur), il ne parvient pas à renouveler les mésaventures d’un homme ordinaire dépassé par sa passion dévorante, incapable de se contrôler ou de faire ce qui lui plaît dès qu’il y a du foot. Le récit ronronne, tourne en rond mollement sans plus apporter d’élément de surprise ni plongée décapante dans la psychologie du supporter.

Enzo Scifo, Robert Wasseige et Mbo Mpenza font une courte apparition sympathique, à l’image d’une comédie agréable qu’on aurait aimée plus mordante, plus rythmée et plus inventive dans ses retournements de situation. Le tir au but n’est donc pas totalement transformé.

P. L.