Un élagage drastique est prévu mais sans grandes illusions

BAULERS C'est un des symboles du village, et les Baulersois y sont très attachés. Non seulement il a donné son nom à un établissement bien connu des amateurs de tarte al djote et de double typiquement aclotes, mais il est aussi lié à l'histoire de l'endroit. «Le marronnier qui se dresse au-dessus de la ferme du chapitre aurait été planté en 1680, à l'occasion d'un mariage, au seuil de la ferme Cloquet, rappellent les auteurs du livre Nivelles aux cent visages. Il s'agirait donc d'un arbre vénérable, plus que tricentenaire.»

Mais voilà, d'après un rapport commandé par l'administration communale à ses services puis à une firme spécialisée, il se confirme que l'arbre est mal en point, et qu'on ne peut plus le laisser comme il est.

«On parle d'un état sanitaire avancé dans le sens négatif du terme, explique Pierre Huart, l'échevin du Patrimoine. Son état général fait qu'il est particulièrement sensible aux maladies comme la cameraria. Et puis il n'y a rien à faire, il est dans une phase descendante: on a une production de bois mort qui va nécessiter un sérieux élagage par des spécialistes. Il faut des autorisations, parce qu'il est classé comme arbre remarquable. On prend en compte le côté sentimental, notre intention n'est pas de l'abattre.»

Mais il sera prochainement proposé de planter un autre arbre, de l'autre côté de la route, pour remplacer à terme le tricentenaire qui décline

© La Dernière Heure 2004