L’ancienne double championne du monde du 400 m haies, Nezha Bidouane, était de passage ce week-end à Bruxelles

RENCONTREBRUXELLES Alors qu’un salon dédié au Maroc se tenait ce week-end à Tour et Taxis, quelques sportifs marocains de haut niveau étaient dans la capitale pour partir à la rencontre des jeunes Bruxellois d’origine marocaine. Parmi eux, Nezha Bidouane, ancienne athlète marocaine du 400 m haies, championne du monde de la discipline en 1997 et 2001 et médaillée de bronze des JO d’Athènes.

Lors de sa visite dans la capitale, elle nous a confié tenir tout particulièrement à Bruxelles. “J’ai remporté trois fois le Mémorial Van Damme en 1998, 2000 et 2001. J’en garde un souvenir magnifique. C’était extraordinaire de courir dans ce stade complet, devant un tel public où il y a de la joie, la fête et des performances. C’était mon meeting préféré et pour moi, c’est le meilleur d’Europe.” Lorsqu’elle a appris qu’il était menacé en raison de la construction d’un stade national, sa réaction fut rapide. “Ce serait dommage car le Mémorial Van Damme, c’est l’histoire de la Belgique.”

Quoi qu’il en soit, Nezha apprécie ses séjours à Bruxelles. “C’était assez court lorsque j’étais athlète. J’en profite un peu plus maintenant. À Bruxelles, on ne sent pas qu’on est étranger car c’est une ville avec un mélange des cultures. C’est très agréable.” Lorsqu’on évoque sa carrière marquée de tant de succès, Nezha s’en rappelle comme si c’était hier. “Ma première participation aux Jeux Olympiques remonte à 1992 à Barcelone. J’avais terminé 5e de ma demi-finale et c’était déjà une joie pour moi. Participer aux Jeux Olympiques, c’est le rêve de tout sportif.”

Et puis il y a eu les succès après des JO 96 manqués à cause d’une blessure. “Cette blessure m’a rendue plus forte dans la tête. Mes titres de championne du monde de 1997 et 2001 sont de superbes souvenirs. Comme cette médaille de bronze aux JO d’Athènes que je considère comme un titre.”

Tout ça alors que Nezha Bidouane voulait faire une carrière de gymnaste. “C’était un rêve d’avoir une telle carrière. Avant, j’étais gymnaste mais je n’aurais jamais atteint le niveau mondial que j’ai connu avec l’athlétisme. Je suis fière de ma carrière.”

Sébastien Sterpigny