Un suspect pincé pour le coup de couteau mortel du boulevard Tirou

JUSTICECHARLEROI La police judiciaire fédérale de Charleroi vient à nouveau d’élucider un crime particulièrement crapuleux, commis en plein boulevard Tirou, le samedi 1er juin.

Ce matin-là, Jean-Claude Ghislain se rendait à pied chez sa maman, Mme Biot, âgée de 84 ans. Victime d’un grave accident dans les années 80, cet ancien ingénieur se déplaçait difficilement, à l’aide d’une canne.

Et une tendinite contractée quelques jours plus tôt ralentissait encore sa marche, ce qui n’est pas passé inaperçu aux yeux d’un scélérat, prêt à l’agresser pour lui voler son cabas.

Alors qu’il arrivait devant l’immeuble de sa mère, Jean-Claude Ghislain a été bousculé par l’arrière et projeté au sol. Déboussolée, la victime s’est débattue contre cet agresseur surgi de nulle part.

Armé d’un couteau, ce dernier n’a pas hésité à en faire usage et l’a planté dans le thorax du pauvre homme.

Un SDF témoin des faits a tenté de venir en aide au malheureux, mais il a également essuyé quelques coups de lame aux bras. Toute la scène a été filmée par les caméras de surveillance du boulevard Tirou.

Le gredin s’est enfui bredouille, laissant Jean-Claude Ghislain avec une blessure mortelle. Emmené en milieu hospitalier, le sexagénaire a lutté pour sa survie durant plusieurs jours avant de s’éteindre aux soins intensifs, des suites d’une infection.

Effondrés, sa maman et son fils n’attendaient qu’une seule chose pour entamer leur deuil : que le coupable soit identifié et puni. Et c’est probablement chose faite depuis hier, puisque la section homicides de la PJF carolo a pu identifier un suspect.

L’intéressé, en séjour illégal, a été ramené au poste pour y subir un interrogatoire en présence d’un interprète. Il comparaîtra ce samedi devant le juge d’instruction. On ignore s’il est en aveux mais les enquêteurs disposent de traces qui le relient à cette affaire et à une autre agression commise le même jour à la Ville Haute.

Par contre, il est trop tôt pour relier cet homme au meurtre de Serge Descamps, également poignardé à mort à Charleroi, quelques jours après Jean-Claude Ghislain. Des analyses doivent toutefois être effectuées.

J. Phi.