Pierre Huart et Valérie De Bue veulent sensibiliser les lotisseurs

NIVELLES Pour le MR aclot, l'accès au logement et l'exode des jeunes ménages vers les régions voisines est un des gros problèmes dont souffre la ville. Les libéraux ont donc planché sur des actions possibles et bien concrètes.

Une des réponses est notamment la collaboration avec l'IBW pour équiper des terrains publics en zone d'habitat: l'intercommunale doit juste rentrer dans ses frais, les parcelles pourraient être ainsi vendues pour des prix inférieurs à ceux du marché, où on atteint aujourd'hui 125 voire 150 € le m2.

Le MR voudrait aussi fixer un pourcentage de terrains à vendre au prix coûtant, au profit des jeunes ménages, dans chaque lotissement supérieur à 2 ha. Il s'agirait d'une imposition de la Ville au moment de l'octroi du permis. Et le même principe pourrait s'appliquer, par exemple avec une proportion de 10% de logements réservés aux jeunes, dans les gros immeubles à appartements. Les promoteurs vont-ils se laisser faire? «Nous en avons déjà parlé avec plusieurs d'entre eux, ils ne sont pas contre», assure l'échevin de l'Urbanisme, Pierre Huart. Pourquoi attendre 2006, alors? En réalité, l'échevin n'exclut pas de commencer avant.

Pour la location, qui se pratique aussi à Nivelles à des prix prohibitifs, la proposition MR fait jouer le CPAS. Celui-ci pourrait intervenir durant les 12 premiers mois pour payer la différence entre le montant réclamé et celui que peut se permettre le jeune ménage.

Et la construction de nouveaux logements sociaux? Là, la position radicale affichée par le MR aclot dans le passé semble avoir évolué. «Il y en a déjà beaucoup à Nivelles mais nous n'y sommes pas opposés, répond Valérie De Bue. Mais ça doit se faire de manière équilibrée et intégrée: on ne doit pas créer de nouvelles cités»

© La Dernière Heure 2004